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Tazama RDC

Est de la RDC : L’AFC-M23 en tête des bourreaux des populations civiles au début 2026

Est de la RDC : L’AFC-M23 en tête des bourreaux des populations civiles au début 2026

Le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) a publié son rapport semestriel couvrant la période du 1er janvier au 30 juin 2026. Le document dresse un bilan contrasté de la situation sécuritaire et humanitaire dans les provinces en conflit de la République Démocratique du Congo.

Bien qu’une baisse globale des chiffres soit enregistrée, la crise des droits humains reste aiguë avec plusieurs milliers de victimes recensées.Au cours de la première moitié de l’année 2026, le BCNUDH a documenté 2 607 violations et atteintes aux droits humains dans les zones de conflit.

Ces exactions ont affecté un total de 5 032 victimes, parmi lesquelles figurent 3 137 hommes, 925 femmes, 606 enfants ainsi que 364 personnes dont l’âge ou l’identité n’ont pas pu être déterminés.

Ces données traduisent une relative accalmie sur le terrain par rapport à la fin de l’année précédente. En effet, le nombre d’incidents documentés a chuté de 10 % et le nombre total de victimes a reculé de 22 % comparativement au semestre précédent.

Sans surprise, la cartographie de la violence reste concentrée dans la partie orientale et centrale du pays. La grande majorité de ces drames s’est déroulée dans quatre provinces clés : le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Maniema et l’Ituri. Ces régions continuent de subir le contrecoup de l’instabilité chronique et de l’activisme des forces négatives.

L’analyse des responsabilités met en évidence le rôle prédominant des milices et mouvements rebelles. Sur l’ensemble des violations enregistrées, 78 % ont été commises par les groupes armés.Parmi eux, la coalition AFC-M23 s’impose comme le principal auteur des violences avec 995 violations à son actif. Elle est suivie par les groupes dits Wazalendo, responsables de 476 atteintes, et par les Forces démocratiques alliées (ADF), à qui l’on impute 230 atteintes.

Le rapport n’exclut pas la responsabilité des institutions officielles et des acteurs internationaux. Les agents de l’État, incluant les Forces armées de la RDC (FARDC), sont pointés du doigt pour 392 violations, représentant 20 % du tableau global. Enfin, les forces étrangères opérant sur le territoire national ferment la marche, étant jugées responsables de 1 % des abus recensés.

Ce rapport semestriel rappelle l’urgence de renforcer les mécanismes de protection des civils et de poursuivre les efforts de pacification dans l’est de la RDC, où les populations payent encore un tribut beaucoup trop lourd.

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