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Paix et refondation de l’État : Tshisekedi annonce des consultations dans les 26 provinces

Paix et refondation de l’État : Tshisekedi annonce des consultations dans les 26 provinces

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a dévoilé la feuille de route du futur dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, en mettant l’accent sur une approche participative inédite et une fermeté absolue face aux groupes armés.

Pour rompre avec les méthodes du passé, le Chef de l’État a annoncé le lancement de vastes consultations populaires en amont des assises nationales. Ce processus se déploiera simultanément dans chacune des 26 provinces de la République Démocratique du Congo.

Ces forums locaux rassembleront l’ensemble des forces vives de la nation notamment les populations locales et leaders communautaires, autorités administratives et coutumières, élus locaux et nationaux, partis politiques de tous bords, société civile et organisations citoyennes, ainsi que les confessions religieuses.

L’objectif de cette phase décentralisée est d’établir un diagnostic précis des réalités et des frustrations de chaque région. Les conclusions de ces travaux provinciaux seront ensuite centralisées pour alimenter un document de synthèse nationale, qui servira de base de discussion aux assises centrales.

« Le peuple congolais ne sera pas appelé à entériner les conclusions d’une négociation menée sans lui », a insisté le Président Tshisekedi, marquant ainsi une rupture nette avec les précédents dialogues souvent critiqués pour leur élitisme.

Si le dialogue se veut inclusif, le Chef de l’État a fixé des conditions strictes et non négociables pour la participation des acteurs politiques. Ainsi, une ligne rouge claire a été tracée pour exclure les mouvements armés qui menacent l’intégrité du pays.

Pour lui, ne pourront pas siéger au dialogue les organisations qui combattent par les armes l’ordre constitutionnel

Cette formule vise directement l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et le mouvement terroriste du M23. Le Président a explicitement pointé du doigt leur alignement sur les intérêts du Rwanda.

« Aucune conquête militaire ne pourra être convertie en légitimité politique », a martelé le garant de la nation. Il a toutefois précisé que cette exclusion ne ciblait ni les individus ni la liberté d’opinion, mais sanctionnait uniquement le recours à la violence armée contre les institutions de la République.

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