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Tazama RDC

Beni : Des cas suspects d’Ebola dans la nature après l’attaque sanglante des ADF à Cantine

Beni : Des cas suspects d’Ebola dans la nature après l’attaque sanglante des ADF à Cantine

L’attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 novembre 2026 à Cantine, une agglomération du territoire de Beni, a provoqué la fuite des patients suspectés d’être atteints de la maladie à virus Ebola.

La panique causée par cette incursion rebelle a entraîné la désertion des structures sanitaires locales. Selon Cheche Aliamini, cadre de la société civile locale, les deux patients étaient pris en charge au centre hospitalier de Kelekele, dans l’attente des résultats de leurs examens. Ils ont profité du départ précipité du personnel soignant et d’autres malades pour prendre la fuite au plus fort des échanges de tirs.

D’après lui, malgré le retour au calme, ces deux personnes demeurent introuvables. « À ce jour, ces deux personnes demeurent introuvables. Personne ne sait où elles sont parties. Si elles sont porteuses du virus Ebola, cela devient un danger et c’est vraiment compliqué », s’est alarmé Cheche Aliamini.

Cette situation complique davantage la riposte contre la maladie à virus Ebola dans le groupement Baswagha-Madiwe. Le docteur Kakule Vulembera Christian, du centre hospitalier de Kelekele, confirme la fuite de plusieurs malades, dont des patients placés en isolement pour suspicion d’Ebola. Il souligne le risque élevé de contamination que représente leur présence dans la communauté.

« Il y a eu beaucoup de crépitements de balles aux environs de minuit. À la suite de cette situation, tous les malades internés ont fui, y compris les patients placés en isolement pour suspicion de maladie à virus Ebola. C’est une situation regrettable, car certains de ces patients présentaient un risque élevé de contamination. En se retrouvant dans la communauté, ils pourraient exposer davantage la population à un risque de propagation du virus Ebola », a-t-il déclaré.

Parallèlement à cette urgence sanitaire, le bilan humain de l’attaque continue de s’alourdir. Les opérations de recherche menées par les équipes locales ont permis de retrouver 40 corps sans vie. « Les assaillants ont tué aussi bien des enfants que des personnes âgées. Les recherches se poursuivent dans la zone, laissant craindre une nouvelle augmentation du bilan », a indiqué notre source.

Pour Cheche Aliamini, ce drame aurait pu être évité. Il déplore que les alertes sécuritaires lancées en amont n’aient pas été prises en compte, offrant ainsi une brèche aux assaillants. Face à cette situation, la société civile appelle les autorités militaires à multiplier les positions des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la région afin de mieux assurer la protection des civils.

La Rédaction

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