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RDC : Le gouvernement suspend toutes les activités académiques dans les universités publiques de Goma et Bukavu

RDC : Le gouvernement suspend toutes les activités académiques dans les universités publiques de Goma et Bukavu

Par décision du gouvernement central, toutes les activités académiques sont suspendues jusqu’à nouvel ordre dans les universités et instituts supérieurs publics de Goma et Bukavu. Cette mesure drastique frappe directement ces deux villes stratégiques de l’est de la République démocratique du Congo, actuellement situées dans des zones contrôlées par la coalition rebelle AFC-M23.

L’arrêté signé par le ministre de tutelle cible précisément onze institutions étatiques majeures :

-À Goma : UNIGOM, ISC-GOMA, ISTM-GOMA, ISTA-GOMA et ISP-GOMA.

-À Bukavu : UOB, ISC-BUKAVU, ISTM-BUKAVU, ISP-BUKAVU, ISDR-BUKAVU et ISAM-BUKAVU.

Cette suspension totale paralyse l’ensemble du calendrier pour l’année académique 2026-2027. Sont formellement interdits : les inscriptions et réinscriptions, la dispensation des enseignements, la tenue des évaluations et des délibérations, ainsi que tout autre acte administratif susceptible d’aboutir à la délivrance d’un diplôme ou d’un titre académique.

Par cette décision, le ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) tape du poing sur la table. L’objectif premier est d’empêcher que des actes académiques ne soient accomplis en dehors du cadre légal et institutionnel de la RDC, sous l’influence de l’administration rebelle.Cette suspension intervient pourtant dans un contexte sécuritaire et humanitaire très critique, où la continuité des études supérieures représente un enjeu de survie et d’avenir majeur pour la jeunesse de l’Est du pays.

Face à cette détresse, le ministère de tutelle invoque une mesure de protection à long terme. Selon le texte officiel, cette décision vise avant tout à préserver la régularité des cursus, à garantir la valeur juridique des diplômes délivrés par les établissements congolais, et à protéger les intérêts supérieurs des étudiants ainsi que du personnel académique, scientifique et administratif.

La durée de cette déconnexion institutionnelle reste suspendue à l’évolution de la situation sécuritaire et au rétablissement de l’autorité de l’État dans la région.

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