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Rentrée scolaire 2026 : Raïssa Malu annonce un enseignement à distance léger dans les zones à haut risque touchées par Ebola

Rentrée scolaire 2026 : Raïssa Malu annonce un enseignement à distance léger dans les zones à haut risque touchées par Ebola

À deux semaines de la rentrée scolaire fixée au lundi 1er septembre 2026, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, a annoncé ce mardi 18 août 2026 la mise en place d’un dispositif d’« enseignement à distance léger ». Ce programme exceptionnel cible les zones à haut risque touchées par le virus.

Dévoilée lors d’un briefing de presse à Kinshasa, co-organisé avec le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, cette stratégie se veut réaliste et adaptée aux réalités locales.

Selon la ministre, pour rentre opérationnel ce programme, aucune connexion internet ni matériel technologique coûteux ne seront exigés des familles. Le modèle repose sur l’essentiel du programme scolaire :Des cahiers d’exercices ciblés basés sur les matières fondamentales, une distribution directe de ces outils pédagogiques imprimés aux élèves et des émissions de radio éducatives pour compléter et guider le travail à la maison.

« L’objectif est de maintenir l’enfant en activité à la maison et de ne pas le déconnecter de l’école en lui donnant le savoir essentiel », a tempéré Raïssa Malu Dinanga, qui reconnaît d’emblée les limites objectives d’un tel système.

Pour faire fonctionner cette synergie, les écoles ne seront pas totalement désertes. Les enseignants assureront une rotation au sein des établissements, dans le respect le plus strict des règles d’hygiène et des protocoles sanitaires en vigueur.

Les parents joueront le rôle de passerelle en venant récupérer régulièrement les feuilles de travail afin que leurs enfants puissent poursuivre leur « mouvement scientifique » à domicile.

Au total, 2 890 écoles situées dans les zones de santé jugées à risques sont concernées par cette mesure d’urgence. Le ministère de l’Éducation nationale précise que ce dispositif temporaire est planifié pour une durée initiale de quatre semaines. Une évaluation rigoureuse sera menée à l’échéance de ce premier mois pour décider de la suite de l’année scolaire.

Malgré la crise sanitaire, les autorités affichent leur détermination : le lien avec l’école ne doit pas être rompu.

Azarias Mokonzi

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