RDC : L’épidémie d’Ebola touche désormais six provinces, près de 5 000 cas confirmés
L’épidémie d’Ebola continue de s’étendre en République démocratique du Congo. Selon les dernières données présentées par l’Institut national de santé publique (INSP), six provinces sont désormais concernées par la maladie, avec un total de 4 945 cas confirmés recensés dans 55 zones de santé.
L’Ituri, considéré comme l’épicentre de l’épidémie, demeure la province la plus touchée. La maladie y affecte 28 zones de santé sur 36, notamment Aru, Bunia, Bambu, Damas, Drodo, Gety, Kilo, Komanda, Mambasa, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde, Mahagi et Boga.
Le Nord-Kivu compte pour sa part 12 zones de santé touchées sur 34, parmi lesquelles Beni, Butembo, Goma, Kalunguta, Katwa, Kyondo, Oicha, Vuhovi, Mabalako, Masereka, Musienene et Lubero.
Dans le Sud-Kivu, une seule zone de santé, Miti-Murhesa, reste affectée. L’INSP précise toutefois que cette zone totalise désormais 79 jours sans nouveau cas confirmé.
L’épidémie concerne également le Haut-Uélé, où six zones de santé sur treize sont touchées, le Bas-Uélé, avec une zone de santé affectée, ainsi que la Tshopo, qui compte sept zones de santé touchées sur 23.
Plus de 2 300 décès parmi les cas confirmés
Sur le plan national, les chiffres communiqués par l’INSP font état de 4 945 cas confirmés, dont 730 patients actuellement en isolement ou hospitalisés.
Le nombre cumulé des personnes guéries s’élève à 1 040, tandis que 2 325 décès ont été enregistrés parmi les cas confirmés. Le taux de létalité global est ainsi établi à 47 %.
Le suivi des contacts atteint, quant à lui, 85,3 %, un niveau que les équipes de riposte considèrent comme important dans la surveillance de la chaîne de transmission.
Face à la persistance de l’épidémie, les équipes de riposte ont intensifié leurs interventions dans les zones les plus touchées, particulièrement en Ituri. La coordination entre les autorités sanitaires, administratives, sécuritaires et communautaires a également été renforcée.
Le renforcement du point de contrôle de Nia-Nia figure parmi les mesures mises en avant par l’INSP. L’objectif est notamment de renforcer la surveillance et de limiter les risques de propagation de la maladie.
La surveillance communautaire demeure également au centre de la riposte. Les équipes assurent la réception, la vérification et l’investigation des alertes, ainsi que le suivi quotidien des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés.
34 nouveaux guéris enregistrés au cours de la journée
La prise en charge médicale constitue également l’un des axes majeurs de la riposte. Les structures de traitement et d’isolement poursuivent l’accueil et le suivi des patients, avec notamment la mobilisation d’ambulances, la fourniture de repas chauds et le renforcement progressif des capacités de prise en charge.
Au cours de la journée concernée par ces données, 34 patients ont été déclarés guéris, une évolution présentée par les équipes de riposte comme un indicateur des efforts déployés par le personnel soignant.
Parallèlement, les équipes de communication, de prévention et contrôle de l’infection, de logistique et de sécurité poursuivent les activités de sensibilisation, de décontamination, d’enterrements dignes et sécurisés, ainsi que le renforcement des points d’entrée.
L’INSP insiste par ailleurs sur l’importance du dialogue avec les communautés et de l’appui des partenaires afin de briser les chaînes de transmission.
Les autorités sanitaires rappellent que les données épidémiologiques restent évolutives et peuvent être ajustées après consolidation, validation et harmonisation des informations provenant des provinces et des différents piliers de la riposte.
En cas de symptômes ou de suspicion d’Ebola, la population est invitée à appeler gratuitement le 151 pour obtenir une assistance et des orientations sanitaires.