Mambasa : Face à la barbarie de l’ADF, l’APDEF appelle à l’aide internationale
En l’espace de seulement trois mois, le territoire de Mambasa, situé dans la province de l’Ituri, est devenu le théâtre d’une violence inouïe. Les terroristes islamistes des Forces démocratiques alliées (ADF) y ont intensifié leurs assauts, plongeant la région dans une crise sécuritaire et humanitaire sans précédent.
Selon les révélations fracasantes faites le jeudi 13 août 2026 par Rams Malikidogo, coordonnateur de l’organisation d’appui pour la protection des droits de l’homme (APDEF) à Mambasa, pas moins de 48 attaques ont été dénombrées entre le 6 mai et le 13 août 2026.
Le décompte présenté par l’APDEF témoigne de la violence extrême subie par les civils :307 morts fauchés par la barbarie terroriste, 103 personnes disparues, laissant des dizaines de familles dans une attente insoutenable, 216 motos incendiées, détruisant l’outil de travail de centaines de ménages et près de 10 000 déplacés, contraints de fuir leurs villages pour échapper aux massacres.
À ce tableau sombre s’ajoutent des pillages systématiques des biens de la population locale, vidant la région de ses maigres ressources économiques.
Pour le coordonnateur de l’APDEF, l’ampleur de ces drames successifs met en lumière des failles majeures dans le système de protection des civils. « Ces chiffres traduisent l’incapacité des autorités locales à restaurer l’autorité de l’État dans la zone », a déploré Rams Malikidogo.
Face à l’inertie apparente, le leader de la société civile interpelle directement les décideurs : « Il est temps que les responsables prennent au sérieux cette situation, car leur mission est de sécuriser la population et ses biens ».
Devant l’imminence du péril, l’APDEF exhorte le gouvernement congolais à une réaction immédiate et vigoureuse. L’organisation plaide pour le déploiement d’une réponse militaire renforcée afin de traquer et de neutraliser définitivement les cellules de l’ADF qui écument le territoire.
Parallèlement, Rams Malikidogo lance un appel pressant à la communauté internationale et aux organisations humanitaires pour une mobilisation immédiate en faveur des milliers de déplacés qui s’entassent dans des conditions de précarité extrême, dépourvus de nourriture, de soins et d’abris.