Sud-Kivu : L’insécurité dans les hauts plateaux bloque le début de l’ENAFEP à Itombwe
Les épreuves de l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) n’ont pas débuté comme prévu dans plusieurs centres du secteur d’Itombwe, dans le territoire de Mwenga (Sud-Kivu).
Alors que le calendrier officiel fixait ces examens du 4 au 5 juin 2026 sur l’ensemble du territoire national, des contraintes sécuritaires majeures sont venues paralyser le lancement de cette session réglementaire. Un rapport alarmant, publié par le bulletin du Conseil local de la jeunesse d’Itombwe, met en évidence la détresse du système éducatif au cœur des hauts plateaux.
L’onde de choc de l’insécurité perturbe directement l’avenir des jeunes écoliers de la région. Les perturbations majeures touchent les centres névralgiques de Kipupu et de Tumungu.
Cette situation est dûe à une volatilité militaire extrême liée à la situation sécuritaire générale dans les hauts plateaux de Fizi, Uvira et Mwenga.
Au-delà des affrontements armés, le transport et l’acheminement sécurisé des questionnaires d’examen sont devenus impossibles. L’état de délabrement de la RN5 aggrave cette rupture logistique.
Face à la crise, la panique gagne les familles des finalistes, contraintes de s’adapter au jour le jour.Les autorités éducatives locales tentent tant bien que mal de réajuster le tir. Le début des examens a été reporté à des dates ultérieures, oscillant entre le dimanche 7 juin et le lundi 8 juin 2026.
Cette reprogrammation demeure toutefois conditionnée par deux facteurs stricts : l’évolution de la situation militaire sur le terrain et l’arrivée effective des malles d’épreuves.
Cette rupture d’équité face aux examens nationaux suscite une vive émotion parmi la population civile. Le président du Conseil local de la jeunesse d’Itombwe, Mfariji Lewis, a publiquement interpellé les autorités provinciales et nationales. Il demande le déploiement immédiat de mesures de sécurisation pour sauver la session de ces centaines d’enfants.
Pendant ce temps, le contraste est saisissant avec le reste de la province. A Fizi Centre ou à Bukavu, les épreuves de l’ENAFEP se sont clôturées.
Azarias Mokonzi