Opération Shujaa : La pression militaire pousse les ADF à des actes de terreur en représailles, selon Muyaya
Face à la recrudescence des attaques des Forces démocratiques alliées (ADF) dans l’est de la République démocratique du Congo, le gouvernement réaffirme son engagement sur les fronts militaire et humanitaire. Le porte-parole de l’exécutif, Patrick Muyaya, a tenu à exprimer la solidarité nationale et à détailler les mesures en cours pour sécuriser les populations de Beni et de Mambasa.
Cette solidarité s’adresse spécifiquement aux habitants de Beni, dans le Nord-Kivu, ainsi qu’à ceux du territoire de Mambasa, situé dans la province voisine de l’Ituri. Sur le terrain, la réponse militaire s’organise à travers des secteurs opérationnels actifs dans les deux provinces. Les forces armées bénéficient actuellement de dispositifs de renforcement.
Pour maximiser l’efficacité des opérations, la RDC s’appuie également sur la mutualisation des forces avec l’Ouganda l’opération conjointe Shujaa. Selon Patrick Muyaya, la violence extrême constatée ces derniers jours s’explique par la pression militaire subie par les rebelles. Les attaques spectaculaires des ADF contre les civils constituent des actes de représailles visant à semer la terreur lorsqu’ils se sentent acculés par l’offensive bilatérale.
« Ils agissent généralement ainsi en représaille lorsqu’ils se sentent acculés, ils posent des actes d’une extrême violence, horreurs mais pour ce qui nous concerne », a-t-il fait remarquer lors de son intervention.
Au-delà de la stratégie purement militaire menée sur place autour du gouverneur militaire, le général-major Kakule Somo, l’exécutif national insiste sur la dimension humaine de la crise. Le suivi des populations déplacées et affectées est désormais inscrit à l’ordre du jour de chaque réunion gouvernementale.Tous les vendredis, lors du Conseil des ministres, la ministre d’État en charge des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale présente un rapport de situation.
Ce mécanisme vise à garantir une assistance humanitaire régulière et à s’assurer que l’appui logistique et médical nécessaire parvient effectivement aux victimes de l’Ituri et du Nord-Kivu.
Azarias Mokonzi