Journée mondiale de l’abeille : À Lubero, les ruches se vident sous l’effet de la guerre
Le monde a célébré, ce mercredi 20 mai 2026, la Journée mondiale de l’abeille. À cette occasion, la coopérative des apiculteurs de Lubero a révélé que ce secteur devient de plus en plus victime des atrocités de la guerre. Kasereka Nderu Maximin, président de cette coopérative, fait savoir que des espaces apicoles sont menacés soit par les forces régulières, soit par les rebelles qui y érigent des camps. Cette situation influence sensiblement la production du miel, pourtant une matière importante pour la vie humaine.
« L’insécurité en territoire de Lubero met en difficulté l’apiculture. À cela s’ajoute le dérèglement climatique. Cela occasionne la baisse de la production. Nous arrivons même dans les ruches et elles sont sèches. Nous observons des essaims d’abeilles par-ci par-là, car leurs habitations sont déjà détruites par ceux qui ne connaissent pas leur valeur. Les bruits des armes ont fait fuir les abeilles », a-t-il déclaré.
Ces derniers jours, des abeilles sont en ordre dispersé à travers le territoire de Lubero et, parfois, elles causent des dégâts. Elles attaquent aussi bien les humains que les animaux.
« Les abeilles ont des désavantages, surtout lorsqu’elles sont mal gérées ou dérangées. Actuellement, on observe des essaimages partout. Elles attaquent les animaux, elles attaquent même les humains. C’est en ce moment-là qu’on pense que les abeilles sont mauvaises, alors que ce sont des insectes qu’il faut bien soigner et bien traiter », souligne Kasereka Nderu Maximin, ajoutant que grâce aux abeilles, les plantes bénéficient d’une bonne pollinisation et les humains profitent du miel comme aliment, produit pharmaceutique, voire matière première pour certaines productions industrielles.
L’appel est ainsi lancé aux jeunes à se lancer dans l’élevage des abeilles, une activité qui peut également constituer une source de revenus et un moyen de lutte contre le chômage.
David Mayani