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Nord-Kivu-Ituri : La colère monte après de nouveaux massacres de civils à Beni et Mambasa

Nord-Kivu-Ituri : La colère monte après de nouveaux massacres de civils à Beni et Mambasa

Les mouvements des Forces démocratiques alliées (ADF) deviennent de plus en plus récurrents dans les territoires de Beni et de Mambasa, respectivement au Nord-Kivu et en Ituri.

Les tueries répétées de civils innocents provoquent des tensions aussi bien dans la classe politique que dans la société civile. En ville de Beni, le citoyen et acteur politique Clovis Mutsuva appelle à une journée ville morte le jeudi 14 mai 2026. Sur les antennes de la Radio Muungano Beni, cet acteur politique précise que toutes les activités doivent cesser ce jeudi, y compris dans le secteur éducatif. Selon lui, les commerçants qui oseront ouvrir leurs activités seront considérés comme des complices et collaborateurs des terroristes ADF-MTM.

« Mes chers frères de Beni, les nôtres sont souvent tués sans que nous ne menions aucune action. Militants, combattants, amis de la liberté, anti-gang, nous serons tous dans la rue jeudi. Nous allons allumer le feu et les actions commenceront dans la nuit de mercredi à 22 heures. À la police, je demande de faire preuve de discipline ; nous ne voulons entendre aucun coup de balle ce jour-là », a-t-il déclaré.

Pendant ce temps, dans le territoire de Mambasa, où se sont déroulés les récents massacres, notamment à Makumo, la société civile dans sa diversité exige des actions judiciaires contre trois commandants des FARDC accusés de n’avoir pas tenu compte des alertes de la population, une attitude qui aurait conduit au drame. Elle a formulé cette demande lors d’un échange avec les autorités de la 31e brigade le lundi 11 mai 2026.

« L’attaque de Makumo aurait pu être évitée si ces officiers avaient pris en compte toutes les alertes à leur portée. Malheureusement, certains sont dans l’exploitation de l’or, du cacao et du bois, oubliant leurs missions », a affirmé Zephani Kataliko, cité dans une publication du journaliste Trésor Kapepela Benjamin, basé à Beni.

Cette même dynamique de dénonciation anime également les esprits à l’Assemblée nationale à Kinshasa. Parmi les figures parlementaires de l’Est de la RDC figurent notamment les députés nationaux Elie Baghumawa, Enoc Batsotsi (circonscription de Beni territoire) et Ezéchiel Barnabas de Mambasa. Ces élus du peuple sont montés au créneau pour dénoncer la persistance des massacres qui continuent de faire des victimes au quotidien.

Rappelons que depuis le début du mois de mai, plus de 80 civils ont déjà été massacrés par les terroristes ADF dans les territoires de Beni et de Mambasa.

David Mayani

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