Ituri : Les écoles fermées pour deux jours à Biakato après le massacre de 14 civils par les ADF
Le centre éducatif de Biakato, situé dans le territoire de Mambasa (Ituri), observe deux journées de deuil et de suspension d’activités ce vendredi et samedi. Cette décision fait suite à l’incursion sanglante des terroristes ADF le jeudi 7 mai, qui a coûté la vie à au moins 14 personnes.
Sous le choc d’une attaque d’une rare violence perpétrée par les rebelles d’origine ougandaise ADF (Forces Démocratiques Alliées), les autorités scolaires ont décidé de marquer un temps d’arrêt. Parmi les victimes de ce massacre figurent deux élèves, un drame qui a plongé les établissements locaux dans la consternation.
La décision émane de la sous-division de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDU-NC) Mambasa 2. Pour Michel Nesapango, chef de cette juridiction, cette suspension des cours vise avant tout à permettre aux enseignants et aux familles de compatir avec les proches des disparus.Toutefois, seul le centre de Biakato est concerné par cet arrêt temporaire.« J’ai passé le message pour dire que, pour le centre de Biakato seulement, il n’y aura pas cours aujourd’hui et demain. Nous allons reprendre le lundi. Les élèves doivent rester à la maison », a précisé Michel Nesapango.
Malgré la suspension générale, une exception est faite pour les élèves en fin de cycle. Les candidats finalistes sont maintenus dans leurs centres d’examen respectifs afin de ne pas perturber le calendrier des épreuves nationales, bien que la situation reste sous évaluation constante. « Nous allons évaluer les cas semblables pour voir s’il faut continuer ou comment », a ajouté le chef de la sous-division.
Sur le terrain, l’ambiance est lourde. L’attaque du jeudi a provoqué un déplacement massif de la population. Craignant de nouveaux assauts, de nombreuses familles quittent Biakato vers des zones jugées plus sécurisées. Cette suspension d’activités scolaires intervient donc dans un climat de forte psychose, alors que les services de sécurité tentent de stabiliser la zone après ce nouveau carnage.
La rédaction