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Activisme des ADF: La grande Orientale, un épicentre des violences, sous un vide sécuritaire

Activisme des ADF: La grande Orientale, un épicentre des violences, sous un vide sécuritaire

La Grande Orientale reste bousculée par l’activisme des terroristes islamistes ADF (Allied Democratic Forces), depuis l’élargissemnt de leur champ d’action au-delà de la province de l’Ituri. Si, dans le territoire de Mambasa en Ituri ces assaillants ont pris en otage plus de 388 civils, à Apendo, dans le Haut-Uélé, ces rebelles ont en revanche libéré plus de 260 personnes.

D’après John Vuleveryo, activiste des droits humains basé à Mambasa, cette libération est le fruit d’une opération militaire menée par les FARDC. « Ces personnes ont été relâchées par les ADF après une forte pression militaire. Les victimes disent avoir subi des tortures ainsi que des traitements cruels, dégradants et inhumains. Nous encourageons l’armée à poursuivre cette riposte contre les assaillants », a-t-il souhaité.

Ces victimes avaient été capturées lors d’incursions menées le 16 mars dernier à Alambi et Nzaro, dans la chefferie de Walese Dese, territoire de Mambasa. Parmi elles figurent des usagers de la route nationale 44 qui, venant de Mambasa-Centre pour le Haut-Uélé, sont tombés dans des embuscades tendues par les ADF. Elles ont retrouvé la liberté après une semaine de captivité.

En revanche, sur l’axe Komanda-Mambasa, les rebelles ont capturé plus de 388 civils au cours des journées du vendredi 28 et du samedi 29 mars 2026. Signalés aux alentours des villages de Bangungwe, Masiliko, Mabukulu et Bengasoli, les terroristes s’en sont pris à des populations innocentes.

D’après la même source, ce drame est la conséquence d’un vide sécuritaire. « La vie de centaines de civils est en danger. Une réponse rapide et coordonnée est indispensable », a-t-il alerté.

Face à cette insécurité persistante, les habitants sont plongés dans la peur et la stupeur. Craignant de nouvelles incursions, de nombreuses familles ont commencé à abandonner leurs foyers pour se déplacer vers des zones supposées plus sûres.

Les autorités sécuritaires sont appelées à renforcer de toute urgence leur présence sur cet axe stratégique, devenu une cible privilégiée des rebelles. De leur côté, les acteurs de la société civile exhortent la communauté nationale et internationale à se mobiliser pour protéger les populations et mettre fin au cycle de violence des groupes armés.

En attendant une communication officielle, les habitants sont invités au calme, à la vigilance et à signaler tout mouvement suspect.

La province de l’Ituri reste ainsi confrontée à une recrudescence des violences, malgré les efforts engagés pour restaurer la paix dans cette région de l’est de la RDC.
Cette situation témoigne de la gravité de la crise sécuritaire dans la zone. Elle appelle à une approche offensive des FARDC pour neutraliser ces rebelles et mettre un terme aux exactions contre les civils.

Azarias Mokonzi

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