Goma/Mois de Mars : Taxes, insécurité et guerre, le calvaire des femmes dans les petits commerces
Des femmes de la ville de Goma, dans l’Est de la RDC, exerçant de petits commerces traversent actuellement d’énormes difficultés suite à l’occupation de la ville par les rebelles de l’AFC-M23 depuis maintenant plus d’une année.
Certaines d’entre elles affirment que la guerre imposée à la République démocratique du Congo par la coalition rebelle de l’AFC-M23, soutenue par le Rwanda, les empêche d’exercer leurs activités commerciales comme auparavant, une situation qui constitue non seulement un manque à gagner, mais qui complique également la vie quotidienne dans leurs familles.
« Je vends de la farine ici au marché Kahembe depuis plusieurs années. Avec cette activité, je parvenais à subvenir aux besoins de ma famille. Mais actuellement, avec la présence de la guerre, je ne parviens plus à tout régler. Chaque jour, il faut que je paie une taxe de 1000 FC imposée par les dirigeants actuels. Avec un capital de 10 000 FC, c’est très compliqué pour moi », témoigne Miriam Charugufi.
Pour les défenseurs de la promotion des femmes basés à Goma, les parties en conflit en République démocratique du Congo doivent se mettre autour d’une même table afin que les armes se taisent et que les femmes soient épargnées par cette guerre qui affecte négativement leurs activités.
« Face à cette guerre et aux violences, nous sommes en train d’exiger le retour de la paix et que la guerre cesse. Les femmes sont devenues de véritables victimes de ce conflit entre la rébellion de l’AFC-M23 et les forces gouvernementales », plaide l’une des défenseures des droits des femmes, tout en interpellant le gouvernement de la République démocratique du Congo sur la situation catastrophique des femmes dans les régions sous administration rebelle.
Signalons que depuis la reprise des affrontements au Nord-Kivu, tout comme dans d’autres coins de la RDC, les femmes sont toujours confrontées à diverses formes de violences.
La rédaction