Beni : Bain de sang sur l’axe Oïcha-Mamove, 4 civils tués et 6 motos calcinées par les ADF
La terreur a de nouveau frappé le territoire de Beni ce mardi 3 février 2026. Une incursion meurtrière attribuée aux rebelles des ADF-MTM a coûté la vie à quatre personnes et causé d’importants dégâts matériels sur l’axe routier Oïcha–Mamove, plongeant la région dans l’émoi.
C’est en milieu de matinée que l’horreur s’est produite. Alors que des usagers, principalement des commerçants et des conducteurs de taxi-motos, empruntaient cette route vitale pour l’économie locale, ils sont tombés dans une embuscade tendue par des assaillants lourdement armés.
Selon les premiers témoignages recueillis par la société civile d’Oïcha, les assaillants ont surgi brusquement de la forêt, ouvrant un feu nourri sur les civils. Le bilan provisoire fait état de 4 morts et de 6 motos incendiées, réduites en cendres sur la chaussée.
L’insécurité ne s’est pas limitée à un seul point. Une seconde attaque a été signalée quasiment au même moment vers Pwenti, sur le même tronçon. Cette simultanéité des assauts démontre une volonté des rebelles de paralyser cet axe stratégique qui relie le chef-lieu du territoire de Beni aux villages périphériques.
Face à cette recrudescence de la violence, la société civile locale tire la sonnette d’alarme. Elle dénonce la vulnérabilité persistante des civils malgré les opérations militaires en cours.
« Nous appelons les autorités militaires à renforcer urgemment les patrouilles et à sécuriser durablement cet axe. Nos populations ne peuvent plus circuler sans la peur au ventre» , a déclaré un représentant de la structure citoyenne.
En attendant une réaction vigoureuse des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), il est recommandé aux usagers de la route de faire preuve d’une vigilance extrême et de limiter tout déplacement non essentiel vers les zones à haut risque.
Ces nouvelles violences viennent alourdir un bilan humanitaire déjà critique dans le Grand Nord-Kivu, rappelant l’urgence d’une solution sécuritaire pérenne pour les habitants de Beni.
Azarias Mokonzi