Dialogue National : la SOCICO s’oppose à l’exclusion de certains cadres politiques
Les réactions s’enchaînent après l’annonce par le président de la République d’un dialogue intercongolais visant à résoudre la crise politique et sécuritaire en RDC. Dans une déclaration rendue publique ce mardi 4 février 2026, la coordination provinciale de la Société Civile du Congo (SOCICO), province du Nord-Kivu, a salué le courage politique et la volonté du chef de l’État d’ouvrir cette voie de concertation.
Selon cette structure citoyenne, ce dialogue représente une « opportunité historique » permettant aux Congolais de se parler, de se réconcilier et de rechercher ensemble des solutions durables aux conflits armés, aux crises politiques et aux multiples menaces qui plongent le pays dans l’incertitude.
Toutefois, la structure exprime des réserves quant aux conditions posées par le chef de l’État, notamment celles visant l’exclusion de certains cadres politiques. Elle l’exhorte à assouplir les critères de participation afin de garantir que ce forum ne soit ni sélectif, ni orienté, mais réellement ouvert, équilibré et représentatif de toutes les composantes de la nation.
À cet effet, la SOCICO Nord-Kivu formule trois recommandations majeures au chef de l’État :
-Assouplir et atténuer les conditions de participation afin de garantir la présence de toutes les parties prenantes concernées par la crise ;
-Veiller à ce que ce dialogue soit inclusif, équilibré et représentatif de toutes les sensibilités nationales, sans orientation préétablie ;
-Placer au cœur des échanges la recherche d’une paix durable, la restauration de l’autorité de l’État, la protection des civils et l’unité nationale.
En conclusion, la SOCICO rappelle un principe fondamental : si l’exclusion nourrit les frustrations, seule l’inclusion peut renforcer la paix et la cohésion nationale.
Azarias Mokonzi