Tazama RDC

Nord-Kivu : Un an après la prise de Goma, la jeunesse toujours ciblée par l’AFC-M23

Nord-Kivu : Un an après la prise de Goma, la jeunesse toujours ciblée par l’AFC-M23

Les rebelles de l’AFC-M23, soutenus militairement par le Rwanda voisin, contrôlent depuis maintenant une année la ville de Goma, depuis le 26 janvier 2025. Après l’administration parallèle que ce mouvement rebelle a instaurée dans la ville de Goma, ces derniers se sont livrés non seulement à des pillages systématiques de l’État et à la confiscation des biens privés, mais aussi à des menaces contre les jeunes de la ville ainsi qu’au recrutement forcé au sein de leur armée.

Ce lundi 26 janvier, date à laquelle les rebelles avaient pris la ville après de violents affrontements signalés au nord-est et au nord-ouest de Goma, plus précisément dans les territoires de Nyiragongo et de Masisi, aux entrées de la ville, les jeunes de Goma, qui durant une année ont échappé aux enlèvements et aux disparitions forcées, ont avoué à la rédaction de Tazamardc.net vivre toujours sous la menace et la peur des rebelles de l’AFC-M23.

« Certes, je n’ai jamais été arrêté par les rebelles qui sont dans la ville, mais je vis toujours avec la peur, car certains de mes amis ont été interpellés et jusqu’à présent ils ne sont jamais revenus. Parfois, lorsque les rebelles mènent des perquisitions dans mon quartier, ils nous accusent tous d’être des Wazalendo ou des FARDC, des mouvements auxquels, personnellement, je n’ai jamais adhéré », témoigne un jeune rencontré dans les rues de Goma.

Face à ces menaces, d’autres jeunes de la ville ne jurent que sur la volonté du président de la République démocratique du Congo de chasser les rebelles de l’AFC-M23 de Goma, car selon eux, les menaces, les tueries et les enlèvements ont dépassé tout seuil depuis l’arrivée des rebelles dans la ville.

« Je suis conducteur de moto, mais je vous assure que c’est par peur d’être arrêté ou exécuté que certains de mes collègues affirment qu’il y a la sécurité à Goma. J’ai déjà été interpellé plus de cinq fois à mon domicile par les M23 depuis qu’ils sont là. Aujourd’hui, j’ai décidé de déménager vers un autre quartier par crainte d’être soit tué, soit enrôlé de force dans la rébellion. Tout ce que je demande, c’est que le président Félix Tshisekedi nous ramène la paix et que ces rebelles soient chassés de notre ville », indique un conducteur de taxi-moto.

Précisons qu’une année après la prise de la ville de Goma par les rebelles de l’AFC-M23, appuyés logistiquement par l’armée rwandaise, les menaces, les arrestations arbitraires, les exactions et les enlèvements attribués à ce mouvement ont poussé des milliers de jeunes, tous âges et professions confondus, à fuir pour trouver refuge dans des zones sous administration du gouvernement congolais.

La rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *