Lubero: Plus de 50 civils tués par les ADF en chefferie des Baswagha et secteur de Bapere depuis début 2026
L’année 2026 débute sous un climat cauchemardesque pour les habitants du territoire de Lubero, particulièrement dans la chefferie des Baswagha et le secteur de Bapere. Face à la multiplication des massacres, le Comité local de protection communautaire pointe du doigt l’inaction des forces de sécurité.
Selon les données fournies par le Comité local de protection communautaire, le bilan est lourd : 33 civils ont été lâchement assassinés par les terroristes ADF-MTM en chefferie des Baswagha, tandis que 21 autres victimes sont dénombrées dans le secteur de Bapere.
Cette recrudescence de la violence suscite de vives interrogations sur l’efficacité des services de sécurité. Dans une interview accordée ce jeudi 22 janvier 2026, Vianney Kitswamba, responsable de ce service de protection, déplore l’abandon des populations civiles.
« Comment comprendre que les ADF tuent librement des civils sous l’œil impuissant des agents de sécurité ? La population est exposée et abandonnée. Des mouvements massifs de déplacés sont signalés et ceux qui sont accueillis dans les villages environnants vivent sans aucune assistance. Depuis début janvier 2026, plus de 21 villages se sont déjà vidés de leurs habitants, notamment dans les groupements Baredje, Mwenye, Manzia et Bapakombe », alerte-t-il.
Pour ce responsable communautaire, cette aggravation de la situation sécuritaire est la conséquence directe de l’inaction des opérations conjointes FARDC-UPDF et des éléments Wazalendo. Il plaide urgemment pour un changement de stratégie afin de rétablir la paix. « Nous ne demandons que la paix pour que les populations puissent regagner leurs villages d’origine », insiste-t-il.
Le massacre le plus récent remonte au lundi 19 janvier 2026. Au cours de cette incursion, les ADF avaient tué 5 civils, dont 4 femmes, blessé une personne et incendié plus de 10 habitations.
David Mayani