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Est de la RDC : João Lourenço appelle au cessez-le-feu, Kinshasa se dit disponible

Est de la RDC : João Lourenço appelle au cessez-le-feu, Kinshasa se dit disponible

De retour à Kinshasa ce jeudi 8 janvier 2026, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, est revenu sur la visite du président Félix-Antoine Tshisekedi à Luanda, en Angola, dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Selon Patrick Muyaya, cette nouvelle rencontre intervient quelques jours seulement après un premier déplacement du chef de l’État congolais dans la capitale angolaise. « Je crois que le Président de la République s’est rendu à Luanda le quatre janvier dernier et nous y sommes retournés aujourd’hui quatre jours plus tard », a-t-il rappelé et souligné que chaque déplacement présidentiel donne lieu à des communications officielles tant du côté congolais que du côté angolais.

Le porte-parole du gouvernement a insisté sur la clarté du message issu de ces échanges, précisant que le président angolais João Lourenço a agi en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine. « Le président Lourenço, qui est président en exercice de l’Union africaine, c’est en cette qualité qu’il a invité le Président de la République pour discuter », a-t-il expliqué et évoqué les propositions formulées autour de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.

Patrick Muyaya a également mis en avant l’initiative du président angolais d’appeler à un cessez-le-feu, en complément des efforts diplomatiques déjà engagés sur d’autres fronts. « Au-delà des initiatives qui sont organisées à Washington entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, le père, et l’initiative de Doha entre la République démocratique du Congo et le fils, le M23, (…) il a estimé qu’il était important à son niveau de lancer cet appel au cessez-le-feu, parce que c’est le point de départ », a-t-il déclaré.

Pour le gouvernement congolais, cette exigence demeure centrale mais reste largement ignorée sur le terrain. « Que ce soit Doha, que ce soit Washington, c’est une exigence qui malheureusement dans les faits n’est pas respectée », a regretté Patrick Muyaya, qui évoque notamment des violations observées à Uvira et rappelle « les méthodes du père » comme celles « du fils », en référence au Rwanda et au mouvement rebelle M23.

Le ministre a par ailleurs souligné la légitimité de João Lourenço à initier une telle démarche, rappelant son rôle antérieur dans les efforts de médiation régionale. « En tant que président en exercice de l’Union africaine et au regard de la situation sur le terrain, il a estimé qu’il était en position de lancer cet appel », a-t-il affirmé, sans oublier d’ajouter que le président Tshisekedi avait immédiatement exprimé la disponibilité de la RDC.

Patrick Muyaya a précisé que cette initiative ne marque pas l’ouverture d’un nouveau cadre de négociation, mais s’inscrit dans la continuité des efforts existants. « Ici, ce n’est pas un nouveau processus qui commence, mais c’est un effort, un appel du président de l’Union africaine », a-t-il conclu, et annoncé des consultations à venir entre les différentes parties concernées.

La rédaction

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