Nord-Kivu : L’AFC-M23 annonce l’inhumation à Goma des victimes du bombardement de Masisi
L’inhumation de huit personnes tuées lors du bombardement d’un camp militaire des rebelles de l’AFC-M23 par un drone kamikaze de l’armée congolaise, en plein centre du territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo, est prévue pour ce jeudi 8 janvier dans l’un des cimetières situés en périphérie de la ville de Goma, ont annoncé les rebelles de l’AFC-M23.
Selon la même source, les corps des victimes seront d’abord exposés au stade de l’Unité de Goma, en présence des hauts cadres de la rébellion ainsi que des membres des différentes familles des victimes, avant d’être acheminés vers les cimetières.
Cette inhumation intervient contre le gré de certains membres des familles des victimes, qui fustigent le fait que les corps aient été acheminés à Goma par les rebelles de l’AFC-M23 sans leur consentement.
Le samedi 3 janvier 2026, une frappe aérienne, que certaines sources ont attribué à l’armée congolaise, qui visait une position des rebelles de l’AFC-M23 à Masisi-centre, aurait dévié de sa trajectoire pour atteindre un appartement de l’ONG War Child, causant des morts et des blessés parmi des femmes, des hommes et des enfants, dont plusieurs sont encore hospitalisés.
À la suite de ce drame survenu à Masisi-centre, plusieurs notables de la région, tout en condamnant cet acte qu’ils qualifient d’inhumain, plaident pour l’ouverture d’une enquête indépendante afin que les auteurs répondent de leurs actes devant les juridictions compétentes.
Il sied de signaler que la guerre opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux rebelles de l’AFC-M23 continue de faire de nombreuses victimes parmi les populations civiles dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où des affrontements sont régulièrement signalés entre les deux parties au conflit.
La rédaction