Journée ville morte à Lubero : La société civile satisfaite et annonce la reprise des activités
La quasi-totalité de la population de la commune de Lubero a répondu favorablement à l’appel de la société civile forces vives, en cessant ses activités ce mercredi 7 janvier 2026. Cette journée sans activités, décrétée par cette structure citoyenne, visait à alerter les autorités sur les cas de meurtres, assassinats et autres abus commis contre les civils par des militaires incontrôlés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Jackson Mumbere Vahalwire, président de la société civile de Lubero-centre, a indiqué qu’une réunion s’est tenue avec l’autorité territoriale afin d’examiner certaines recommandations contenues dans le mémorandum du mardi 6 janvier 2026. À l’issue de ces échanges, il a été décidé de la reprise des activités à partir de ce jeudi, en attendant d’autres dispositions qui pourraient découler d’une rencontre avec le gouverneur, prévue le même jour à Beni.
« La population de la commune de Lubero et de ses environs a respecté ce mot d’ordre. Nous félicitons toute la population qui a compris le bien-fondé de ce mémorandum. Nous remercions le gouverneur militaire du Nord-Kivu, qui a réagi positivement à notre mémorandum. Certaines dispositions sont déjà prises et seront appliquées d’ici quelques jours. C’est vrai, nous avons chômé les activités et nous sommes parents ; nous savons ce que la population est en train de traverser. Nous demandons aux différentes couches de reprendre les activités, tout en restant attentives à ce que nous allons encore proposer comme suite », a-t-il déclaré.
De son côté, le colonel Kiwewa Mitela Alain, administrateur du territoire de Lubero, a rassuré la société civile quant aux dispositions nécessaires à prendre, tout en annonçant l’invitation prochaine des représentants des différentes composantes par le gouverneur militaire du Nord-Kivu.
« Si nous sommes aujourd’hui administrateurs du territoire, c’est parce qu’il y a une population. Donc, chaque fois qu’il y a un problème, nous sommes là pour trouver une solution. Que la population ait confiance en l’autorité territoriale, en l’autorité provinciale, mais aussi au pouvoir central », a-t-il affirmé.
Pour rappel, la société civile forces vives de la commune de Lubero avait décrété cette journée sans activités non seulement pour dénoncer la persistance de l’insécurité, mais aussi pour réclamer justice en faveur des victimes.
David Mayani