Masisi : Au moins 4 morts et 42 blessés, dont des femmes et des enfants, après une frappe aérienne
Un bombardement visant des positions militaires des rebelles de l’AFC-M23 a fait au moins quatre morts et 42 blessés, dont de nombreux enfants et femmes, ce vendredi 2 janvier dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Les blessés, atteints par des éclats d’obus et souffrant de divers traumatismes, ont été admis à l’hôpital général de référence de Masisi, selon Médecins Sans Frontières (MSF), qui qualifie l’incident de frappe aérienne survenue dans une zone résidentielle.
Selon nos informations, c’est vers 14h10 de ce vendredi qu’une frappe attribuée à l’aviation militaire des FARDC, ayant raté sa cible initiale, a touché une zone résidentielle du centre de Masisi, et a atteint notamment une base de l’organisation humanitaire War Child, située au centre commercial de la cité. Selon nos sources, l’attaque visait des objectifs militaires des rebelles du M23 et de leur allié, l’armée rwandaise, installés à proximité immédiate de cette base humanitaire. Parmi les cibles figurent notamment l’hôtel Bishange, occupé par les rebelles du M23, ainsi que la maison communale de Masisi, où se concentrent leurs forces.
Le premier bilan recueilli sur place faisait état de quatre morts et de plus de huit blessés, ainsi que de la destruction d’au moins une maison, mais c’est un bilan évolutif.
Dans un court message sur son compte X, Médecins Sans Frontières donne des nouveaux chiffres et précise que
« le 2 janvier, 42 personnes, dont de nombreux enfants et femmes, blessées par des éclats d’obus et souffrant d’autres traumatismes, ont été admises à l’hôpital général de référence de Masisi, à la suite d’une frappe aérienne dans une zone résidentielle de Masisi au Nord-Kivu ». L’organisation humanitaire souligne que plusieurs victimes présentent des blessures graves qui nécessitent une prise en charge d’urgence.
Dans la foulée, l’organisation Médecins Sans Frontières dit appeler toutes les parties au conflit à cesser toute action qui met en danger les populations civiles et menace leur santé et leur bien-être.
La population de Masisi centre exprime une vive inquiétude face à la présence des positions rebelles au cœur des zones habitées, ce qui expose directement les civils aux frappes.
« Comme le camp des éléments M23 est situé précisément dans la commune, la population reste en danger. Voilà pourquoi nous craignons pour les vies humaines », confie un habitant.
Par ailleurs, selon nos sources, des combats ont été signalés depuis 12 heures de vendredi dans le village de Bihimba, en territoire de Masisi, groupement Waloa Yungu. Les affrontements opposent les rebelles du M23, soutenus selon les rapports des Nations unies par le Rwanda, aux FARDC, appuyées par les groupes d’autodéfense Wazalendo.
Pour rappel, le mois dernier, en 2025, d’autres positions des rebelles de l’AFC-M23, situées à environ 17 kilomètres de Masisi centre, ainsi que la colline de Kahongole surplombant la cité, avaient déjà été la cible de bombardements.
La rédaction