Tazama RDC

RDC: 12 ans après, la mémoire de Mamadou Ndala demeure un symbole de bravoure nationale

RDC: 12 ans après, la mémoire de Mamadou Ndala demeure un symbole de bravoure nationale

Depuis le 2 janvier 2014, date de la mort du Colonel Mamadou Ndala Mustapha, élevé au grade de général à titre posthume, la République démocratique du Congo continue de se souvenir de ce vaillant officier qui s’est illustré dans la lutte contre la rébellion du M23, vaincue militairement en 2013. Douze ans plus tard, son nom reste associé au courage, au sacrifice et à l’espoir d’une paix durable dans l’Est du pays.

A Kinshasa, comme chaque année, des hommages ont été rendus à celui que beaucoup considèrent comme l’un des plus grands stratèges militaires congolais de sa génération. Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, ancien gouverneur du Nord-Kivu et témoin direct des opérations militaires de 2013, a salué la mémoire de Mamadou Ndala dans un message empreint d’émotion et de symbolisme.

« Colonel Mamadou Ndala, comme chaque année, je suis venu te saluer, douze ans après », écrit-il, avant de résumer l’héritage du général autour de trois mots forts, notamment
« FIDÉLITÉ : l’engagement d’une vie ; SACRIFICE : le don de soi ; IMMORTALITÉ : la victoire sur l’oubli», a écrit l’ancien gouverneur du Nord-Kivu.

Julien Paluku rappelle également l’attachement profond entre le militaire et la population du Nord-Kivu. En juillet 2013, alors que certaines autorités envisageaient son rappel à Kinshasa, « la population de Goma et les autorités provinciales se sont publiquement opposées », témoigne-t-il. Un épisode révélateur du lien de confiance qui s’était tissé entre Mamadou Ndala, les autorités locales et les civils.

Le ministre évoque aussi un moment clé de la lutte contre le M23 et explique que « le 6 novembre 2013, ensemble, nous atteignions la colline mythique de Chanzu. Deux mois plus tard, la tragédie nous frappait sur la route Beni-Eringeti, près de l’aéroport de Mavivi, alors que devaient débuter les opérations contre les ADF».

Un héritage toujours vivant dans un contexte sécuritaire fragile

Du côté de la société civile, l’activiste des droits humains Josué Wallay estime que la mémoire de Mamadou Ndala reste d’une brûlante actualité, surtout dans un Nord-Kivu à nouveau confronté à des agressions armées et à des occupations.

« Évoquer la mémoire du colonel Mamadou Ndala, c’est d’abord se souvenir d’un souffle d’espoir. Plus de dix ans après sa disparition, son nom résonne encore dans les collines du Nord-Kivu, non pas comme un simple souvenir, mais comme un modèle de leadership militaire et de proximité avec la population », fait-il remarquer.

Selon lui, l’une des grandes forces de Mamadou Ndala résidait dans sa relation avec les civils. Comme Julien Paluku, il laisse entendre qu’« il ne se contentait pas de libérer des territoires, il redonnait de la fierté aux Congolais».

Dans un contexte marqué par la désinformation et la méfiance, Josué Wallay insiste sur la pertinence de cet héritage.
« L’exemple de Mamadou nous montre que l’armée est forte quand elle se sent aimée et portée par son peuple», lâche cet acteur de la société civile.

Face aux défis sécuritaires actuels, l’activiste appelle à un engagement total des autorités et que « son héritage appelle à une volonté politique et militaire sans faille pour restaurer l’intégrité du territoire. Mamadou Ndala n’était pas seulement un soldat, c’était le symbole d’une RDC qui refuse de s’agenouiller».

Douze ans après sa disparition, le Général Mamadou Ndala demeure une figure de référence pour les Forces armées de la RDC et pour une population qui continue d’aspirer à la paix. Entre mémoire, hommage et exigence d’action, son nom reste un rappel puissant que la souveraineté nationale se défend aussi par l’exemplarité, l’unité et le sacrifice.

La rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *