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RDC : Plus de 20 civils massacrés au Sud-Kivu, Mukwege réclame une enquête indépendante sur les atrocités de l’AFC-M23

RDC : Plus de 20 civils massacrés au Sud-Kivu, Mukwege réclame une enquête indépendante sur les atrocités de l’AFC-M23

Les affrontements qui se poursuivent entre les Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles de l’Alliance fleuve Congo (AFC-M23) dans la province du Sud-Kivu, plus précisément dans le territoire de Walungu depuis quelques jours, continuent de causer des pertes tragiques au sein des populations civiles locales.

En seulement deux jours, plus de vingt personnes ont trouvé la mort à Kaziba et dans ses environs, suite aux bombardements attribués aux rebelles de l’AFC-M23, qui cherchent à conquérir d’autres zones dans la province du Sud-Kivu. Ces actes inquiètent la plupart des citoyens congolais, qui demandent à la justice, tant nationale qu’internationale, de prendre des dispositions adéquates pour que les responsables répondent de leurs actes.

Réagissant à ces massacres perpétrés à Kaziba, le Prix Nobel de la paix congolais Denis Mukwege a plaidé pour l’ouverture d’une enquête indépendante.

« La population subit une immense souffrance et meurt comme des mouches sous les bombes des belligérants, à l’instar de la situation qui prévaut à Kaziba, à Katogota ou à Kamanyola. Une enquête indépendante s’impose sans tarder pour traduire les responsables en justice et prévenir la répétition de ces atrocités commises sur les civils », a-t-il écrit sur sa page X.

Pendant ce temps, la situation sur le terrain au Sud-Kivu reste caractérisée par des affrontements intenses entre les rebelles de l’AFC-M23 et l’armée loyaliste, et ce malgré un accord de cessez-le-feu qui n’a jamais été respecté par les deux parties.

Il est à signaler que, dans une tentative de résoudre le conflit armé qui perdure dans l’Est de la RDC, le chef de l’État congolais Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame, cité d’ailleurs par plusieurs rapports, notamment des Nations Unies et de Human Rights Watch, comme principal auteur de la crise en RDC, se retrouvent aux États-Unis afin de signer un potentiel accord de paix.

La rédaction

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