Sud-Kivu : Les FARDC démentent toute interdiction faite aux wazalendo de combattre
Le commandement des opérations Sukola 2 Sud Sud-Kivu rejete fermement les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux au sujet d’un supposé ordre qui interdit aux wazalendo de poursuivre les combats contre les groupes armés. Selon un communiqué officiel, un audio attribué à un prétendu combattant muzalendo a été diffusé dans la soirée de ce mardi 2 décembre 2025. Cet audio a suscité confusion et inquiétude au sein de la population, surtout que les rebelles du M23 continuent avec les affrontements et tentent de forcer le passage vers la ville d’Uvira, chef-lieu provisoire des institutions de la province du Sud-Kivu.
Le commandant du secteur opérationnel Sukola 2 Sud Sud-Kivu, le général de brigade Chiviri Hamuli, condamne vigoureusement ces allégations qu’il qualifie de « propos mensongers et irréalistes propagés dans la toile ». Il affirme qu’« une interdiction aux wazalendo de ne pas combattre contre l’ennemi » n’a jamais existé et dénonce une manipulation qui vise à semer le doute au sein des communautés locales.
Le général Hamuli met également en garde les auteurs de ces intoxications. Il souligne que « tout fauteur de trouble dont les propos les exposent à des poursuites judiciaires pour avoir dénaturé la réalité sur terrain » devra répondre de ses actes. Pour lui, cette campagne de désinformation s’inscrit dans une stratégie bien connue des réseaux mafieux RDF M23 AFC qui cherchent, selon ses mots, « à saper le moral de la population et d’empiéter sur la bonne collaboration qui existe entre l’armée loyaliste et ses VDP ».
Les FARDC assurent que la cohésion avec les volontaires pour la défense de la patrie n’a pas été entamée. « Ces mensonges à la limite du sensationnel ne produira jamais d’effet dans les chefs du militaire et des VDP », insiste le commandement, qui appelle les habitants à rester vigilants.
A la population du Sud-Kivu, le message est clair. Le commandement demande de « ne pas céder à la manipulation » et assure que ces rumeurs ne sont « que du poison rwandais ». Le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud Sud-Kivu, le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, appelle enfin à la responsabilité et à la vérification des informations afin d’éviter tout risque de déstabilisation.
La rédaction