Guerre du M23 : Les FARDC accusent la coalition rebelle de violer la cessation des hostilités et se disent prêtes à riposter
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) accusent les éléments du M23-AFC d’avoir intensifié leurs attaques contre plusieurs positions militaires dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Dans un communiqué de presse publié le samedi 8 novembre 2025, l’armée loyaliste indique que « ces dernières 72 heures, plusieurs positions des Forces armées de la République démocratique du Congo ont été la cible de la coalition terroriste au Sud-Kivu. Il s’agit notamment des positions de Bulambula et de Kibanda Mangobo, situées sur l’axe Walungu-Shabunda », peut-on lire dans le document.
Pour ce qui est du Nord-Kivu, les FARDC accusent la rébellion du M23-AFC d’avoir attaqué Kasopo et Kajinga, dans le groupement Nyamaboko 1er, secteur d’Osso-Banyungu, territoire de Masisi, ainsi que d’avoir tenté d’occuper le mont Irwimi, dans la région de Bunyatenge, territoire de Lubero.
Selon l’armée congolaise, ces attaques constituent une violation flagrante de la cessation des hostilités exigée par la communauté internationale, notamment les États-Unis et le Qatar, deux pays fortement impliqués dans les efforts de médiation pour le rétablissement d’une paix durable à l’Est de la RDC.
Face à ce qu’elle qualifie de provocations répétées, l’armée congolaise affirme qu’elle continuera à s’opposer fermement à toute attaque susceptible de compromettre les accords signés jusqu’ici.
David Mayani