RDC : L’UIB alerte Washington sur un plan de massacres contre les Banyamulenge
L’Union Internationale des Banyamulenge (UIB) a envoyé, le 27 août 2025, une lettre urgente au conseiller principal du président américain pour les affaires africaines, Massad Fares Boulos. L’organisation met en garde contre un risque de violences massives qui visent leur communauté dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, quelques semaines après la signature des accords de paix à Washington et Doha.
La lettre de l’UIB fait état d’un redéploiement présumé de forces M23/AFC vers les groupes Twirwaneho/MRDP dans les territoires d’Uvira, Fizi et Mwenga.
« Des bataillons seraient déjà déployés sous le commandement du colonel Oscar Ndabagaza, progressant vers les hauts plateaux », précise la correspondance.
Selon l’organisation, ce plan aurait pour objectif d’occuper et contrôler les hauts plateaux de Minembwe, Bijombo et Rurambo, tout en préparant de futures opérations militaires dans la région.
L’UIB met en garde contre des infiltrations dans les villages Banyamulenge qui pourraient entraîner des affrontements ciblant les civils.
« Les Banyamulenge pourraient être pris pour cible par des infiltrations organisées, afin de déclencher des massacres et d’en attribuer la responsabilité aux gouvernements congolais et burundais », écrit l’organisation.
Trois unités armées seraient déjà présentes dans plusieurs villages, notamment Kanogo, Kiziba, Mugeti, Irango, Muramvya et Nyakirango. La lettre mentionne également la présence de blessés ainsi que d’équipements militaires rwandais, y compris la boîte noire d’un avion rwandais accidenté en juin 2025.
Face à cette situation préoccupante, l’UIB appelle les populations locales à ne pas se compromettre avec les groupes armés et demande une intervention des États-Unis.
«Nous sollicitons, Excellence, votre bienveillante et urgente intervention afin que les États-Unis, garants des récents accords de paix, prennent toutes les mesures nécessaires pour prévenir cette tragédie annoncée », conclut la lettre.
Cette organisation rappelle aussi le précédent des violences subies par les Banyamulenge et avertit qu’une nouvelle phase de violence pourrait déboucher sur une crise humanitaire régionale.
Rédaction