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Uvira : Calme précaire après les accrochages entre FARDC et Wazalendo

Uvira : Calme précaire après les accrochages entre FARDC et Wazalendo

La ville d’Uvira, chef-lieu temporaire de la province du Sud-Kivu depuis la prise de Bukavu par l’AFC-M23, connaît un retour au calme, ce mercredi 27 Août 2025, après de violents affrontements qui ont opposé les FARDC aux combattants Wazalendo la veille. Le bilan provisoire, corroboré par les sources de l’armée congolaise, fait état de cinq morts et quatre blessés.

« Aujourd’hui à Uvira la situation est calme parce que les habitants vaquent librement à leurs occupations, il y a la circulation, toutes les activités sont exercées », rassure Kelvin Bwisha, coordonnateur de la société civile du Congo (SOCICO) et chercheur en matière sécuritaire du coin.

Selon lui, les heurts survenus la veille sont liés à une incompréhension entre les forces armées et les résistants Wazalendo. « Hier il y avait l’incompréhension parce que certains Wazalendo voulaient juste occuper et surveiller la frontière. Maintenant, les FARDC qui étaient sur place n’ont pas voulu accepter que la frontière soit cédée aux Wazalendo, ce qui a fait que les tirs de balles ont été lancés jusqu’à ce que l’on enregistre plusieurs dégâts humains », explique-t-il.

Face à cette situation, il indique que la société civile tente de jouer un rôle de médiation afin d’éviter de nouveaux affrontements. « Pour le moment, notre rôle en tant que société civile, on est en train de s’entretenir avec les combattants résistants Wazalendo par rapport au renforcement de la collaboration et de la cohésion sociale, et avec les FARDC aussi par rapport à l’incompréhension qui s’est manifestée hier et avant-hier », poursuit Kelvin Bwisha.

Il ajoute que les démarches semblent porter des fruits. A l’en croire, les deux groupes se montrent réceptifs face au message que leur apporte la société civile à Uvira. « Là où nous passons pour nous entretenir avec eux, les combattants Wazalendo acceptent le message que nous sommes en train de leur donner», dit-il avec assurance.

Pour l’heure, aucune déclaration officielle, de la part du gouverneur de la province du Sud-Kivu, n’a encore été faite. Bien que souhaitable par plusieurs habitants de la ville de Uvira, la sortie médiatique des autorités provinciales sur ces incidents se fait encore attendre.

La rédaction

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