Ituri: Un réseau de recrutement d’étudiants et élèves de CRP de Thomas Lubanga dénoncé
Le gouverneur de l’Ituri dénonce l’établissement d’un réseau de recrutement d’étudiants et élèves mis en place par la rébellion CRP de Thomas Lubanga alliés du M23 en Ituri. Dans un message publié et lu par son porte-parole, le lieutenant général Luboya Nkasahama Johnny, fait savoir que ce réseau mafieux fait recours à la ruse comme mode opératoire.
« Ces tentatives, se font sur base des promesses fallacieuses notamment, celles de prétendues bourses d’études dans un pays étranger visant à tromper les plus vulnérables parmi vous et à les enrôler dans la rébellion. », alerte le gouverneur.
Ce dernier appelle ces étudiants et élèves à ne pas céder à cette manipulation qui vise à déstabiliser la province. L’autorité provinciale, rappelle que l’avenir de chaque apprenant est dans le livre et non le armes. « Ne cédez, ni à la manipulation, ni aux mails fausses promesses, ni à l’intimidation. Refusez d’être instrumentalisé pour des causes contraires à l’intérêt supérieur de la nation. Votre avenir est dans le livre pas dans les armes. », rappelle-t-il.
Le gouverneur militaire fait savoir que l’objectif de Thomas Lubanga est de replonger l’Ituri dans le sang, c’est pourquoi il encourage les étudiants et d’autres couches juvéniles ciblées par ces recrutements à faire preuve de patriotisme. « Ne vous enrôlez pas dans son plan macabre. Je vous appelle à faire preuve de vigilance, de patriotisme et de courage moral», appelle le gouverneur.
Pour empêcher ces recrutements, ces étudiants sont appelés à alerter les services de sécurité et de la défense, pour mettre la main sur les auteurs de ce phénomène.
Depuis trois mois, Thomas Lubanga est à la tête d’un groupe armé. Crée à Kampala, ce groupe armé constitue une branche de l’AFC-M23 en Ituri. L’objectif est de déstabiliser la province pour piller les minerais et assurer l’occupation des entités. Malgré ses tentatives, l’armée congolaise stoppe toutes le escarmouches lancées par ces rebelles aux positions des FARDC.
Azarias Mokonzi