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Congo-Brazzaville met fin à l’accord foncier controversé avec le Rwanda

Congo-Brazzaville met fin à l’accord foncier controversé avec le Rwanda

C’est dans une annonce qui date du Jeudi 5 juin 2025 dernier, que le gouvernement du Congo a éclairé l’opinion sur la résiliation du contrat de bail emphytéotique conclu avec la holding rwandaise Crystal Ventures, filiale du Front patriotique Rwandais. L’annonce a été faite lors de la Quinzaine gouvernementale, par les ministres Thierry Lézin Moungalla (Communication et Médias, porte-parole du gouvernement) et Ghislain Thierry Maguessa (Enseignement technique et professionnel).

Selon les autorités congolaises, cette décision est motivée par le non-respect des engagements prévus dans le cahier des charges par le partenaire rwandais, ainsi que par les vives inquiétudes exprimées par la population sur la gestion des ressources foncières nationales.

L’accord, initialement présenté par Brazzaville comme un bail emphytéotique d’une durée de 20 ans en faveur d’une société de droit congolais à capitaux rwandais, avait suscité une large polémique. De nombreux médias rwandais et certains investisseurs évoquaient une « cession de terres agricoles » sur plusieurs hectares, ce qui a contribué à alimenter les soupçons et les malentendus.
Dans cette optique, le ministère de la Communication et Médias du CONGO-Brazzaville appelle les journalistes au sens de responsabilité, les invite de chaque fois relater le fait tel présenté et surtout suivre à ligne toutes les étapes possibles que franchit le fait envue d’éviter des polémiques et tensions inutiles.

« J’invite les journalistes à faire leur travail. La fameuse histoire des terres rwandaises, vous vous rappelez la polémique, la salive, l’ancre que tout cela a fait couler; et pourquoi vous ne vous êtes pas demandé quelle a été la suite, pourquoi on en a parle plus? Parce tout simplement le dossier est terminé ». Le ministre de la communication et médias le dit ainsi tout en s’appuyant sur les multiples sorties médiatiques du premier ministre, qui ne cessait plusieurs fois d’éclairer l’opinion sur la fin envisagée de ce contrat foncier.

Le gouvernement congolais insiste sur le caractère non définitif de ce bail, tout en réaffirmant sa volonté de protéger la souveraineté foncière nationale. « La transparence et l’intérêt général doivent primer dans toute coopération économique », a déclaré le ministre Moungalla.

Cette rupture constitue un signal fort face aux dérives potentielles dans les partenariats internationaux, en particulier sur des secteurs aussi sensibles que le foncier.

David Mayani

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