Passer au contenu principal

Tazama RDC

Nord-Kivu: les conflits fonciers tuent le tissu social et accélèrent des déplacements de la population à Lubero ( reportage)

Nord-Kivu: les conflits fonciers tuent le tissu social et accélèrent des déplacements de la population à Lubero ( reportage)

Depuis belle lurette, les conflits fonciers déchirent la cohésion sociale, la cohabitation pacifique et accélèrent des déplacements de la population dans le territoire de Lubero, une entité située dans la province du Nord-Kivu, c’est dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Selon la société civile locale, l’attachement de la population à l’agriculture et l’élevage est la cause majeure des conflits fonciers; à cela s’ajoutent, des conflits du pouvoir coutumier. Hilaire Kamabu rapporter de cette structure citoyenne indique que, plusieurs citoyens demeurent en conflits perpétuels pour des causes des fonds.

Les villages Masereka, Nyabili, Lukanga dans la chefferie de Baswagha, à Ngevo au chef-lieu du territoire dans la même chefferie, sont les plus affectés par cette situation. En décembre 2023 par exemple, cinq personnes avaient été décapitées de la manière la plus atroce au village Lukanga suite à un conflit foncier, tandis qu’au village Ngevo des autochtones recourent toujours à la violence sous prétexte de protéger leurs terres menacées par des gens se réclamant propriétaires.

Les terres insuffisantes par rapport à l’augmentation démographique ?

Cette question laisse penser à des nantis qui se sont procurés des grandes concessions, et cela ne permet pas aux bas peuples d’accéder aux terres. Parfois ces populations sont obligées de se déplacer pour en chercher ailleurs, constate Tazamardc.net. « Par inadvertance, il arrive que les populations en déplacement achètent des terres dans des endroits où le conflit du pouvoir coutumier bat record. Conséquences, les nouveaux venus se mêlent dans des situations similaires celles qu’ils ont fui dans leurs milieux d’origine ».

La société civile de Lubero envisage trois pistes des solutions notamment la révision de la loi foncière, la vulgarisation de cette loi et le règlement de certains malentendus à l’amiable.

« Nous lançons un appel au gouvernement central pour la priorité soit accordée non seulement à la révision de la loi foncière mais aussi à sa vulgarisation. cela va réglementer les conditions d’accusations des terres. L’égoïsme a beaucoup plus alimenté nos cœurs à cette matière tout simplement parce que ceux qui ont assez de moyens possèdent des grandes portions parfois non exploitées et le bas peuple n’a plus où cultiver », a déclaré Hilaire Kamabu rapporter de la société civile à Lubero.

En depit des multiples descentes de l’autorité territoriale, les solutions à ce problème, sont loin d’être trouvées.

David Mayani

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *