Expiration du délai du dépôt des requêtes de contestation des résultats présidentiels en RDC à la cour constitutionnelle, une seule déposée

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Comme indiqué dans la loi électorale en République Démocratique du Congo, deux jours après la publication des résultats provisoires par la centrale électorale, les candidats présidents qui n’ont pas été satisfaits de l’issue des élections déposent leurs requêtes de contestation à la cour constitutionnelle, une juridiction qui rend officiel les résultats provisoires de la CENI.

Pour le scrutin du 20 décembre dernier, en majorité les candidats à la magistrature suprême ont émis leurs intentions de ne pas faire recours à la cour constitutionnelle pour justifier légalement leur contestation et menacent d’user la voie de la rue pour revendiquer leurs victoires. Une raison avancée, reste que, selon eux, la cours constitutionnelle serait proche du régime sortant.

Cependant, même si une majeure partie des candidats présidents à l’élection dernière ne l’a pas fait, une seule requête qui semble rencontrée les désidératas de tous, a été introduite tard dans l’après midi du mercredi 03 janvier 2024 à la haute cour. Il s’agit de celle du candidat indépendant, portant le numéro 17, juriste et pasteur, Théodore Ngoy, ayant obtenu 0.02% sur l’ensemble des suffrages valablement exprimés pour la présidentielle.

Pour lui, bien que la Commission Électorale Nationale Indépendante CENI et l’ensemble du gouvernement congolais se félicitent pour l’élection du 20 décembre, cette dernière a été par contre émaillée de beaucoup d’irrégularités et mérite « son annulation pure et simple ».

Ce même mercredi, lors de son adresse à la nation congolaise, le candidat président numéro 3, Moïse Katumbi dont son camp a déclaré bien avant même la publication des résultats qu’il ne déposera pas une recours, a appelé les congolais à ne pas « baisser les bras » et tomber dans le découragement en se mobilisant pour revendiquer sa victoire.

Sur le total de 26 candidats présidents à la magistrature suprême, un grand nombre était de l’opposition qui a eu assui du mal à constituer une seule candidature, et une minorité soutenait le candidat numéro 20 à sa propre succession, Félix Antoine Tshisekedi. Cette méfiance des candidats présidents de l’opposition de ne pas faire recours à la voie légale pour revendiquer leurs causes, risque de plonger le pays dans des violences post électorales, estiment plusieurs observateurs.

Florentin Nkurunziza

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