Conflit entre l’ ICCN et les populations locales à Nzulo: la jeunesse et les forces vives de Kamuronza fixent l’opinion

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Le Conseil Territorial de la Jeunesse de Masisi, la société civile forces vives du groupement Kamuronza et les mouvements citoyens expriment un sentiment d’indignation et fixent l’opinion locale, nationale et internationale par rapport au comportement de l’ICCN dans le traitement et réponses réservées aux différentes questions liées à la gestion du Parc National de Virunga (PNVi).


Ces structures citoyennes l’ont dit dans une conférence de presse tenu ce samedi 26 février dans le site de Kasengesi au village Nzulo, groupement Kamuronza en territoire de Masisi. Prenant la parole, le président de conseil territoriale de la jeunes de Masisi, Lwabo Mupfuni dénonce ce qu’il qualifie de « manipulation » de la part des acteurs de L’ICCN et la désinformation dans le dossier Nzulo, il dit regretter de constater aussi que malgré les subvention reçues fu gouvernement congolais et les multiples financement reçu de la part des partenaires, la population des Chefferies de Bahunde et Bashali Kaembe n’en bénéficient pas malheureusement, il parle des tensions qui se vu entre l’ICCN et les populations autochtones du PNVi et qui risquent d’engendrer des violences si rien n’est fait au préalable.


«Cependant, il n’est secret pour personne que la création de ce Parc, plus spécifiquement en Territoire de Masisi, avait eu par ailleurs pour effet la réduction des disponibilités foncières, mais aussi les contraintes aux déplacements forcés de membres de la communauté locale, les plaçant ainsi, jusqu’à nos jours, sous une dépendance politique et foncière des communautés d’accueil. Ces communautés ne cessent de manifester le sentiment d’exclusion et négligence de la part des responsables de l’ICCN et ses partenaires. », déclare-t-il.


Et d’ajouter :
« Aujourd’hui, les statistiques démontrent mieux, seules les communautés du Territoire de Rutshuru, Nyiragongo, Lubero et Béni bénéficient des différents avantages liés à la conservation, la reconnaissance et protection des droits fonciers des communautés locales riveraines de ces entités. Tous les projets de la fameuse fondation Virunga et ICCN ne sont orientés que dans ces entités plus spécifiquement encore, dans le Territoire de Rutshuru. »

Mais pour les forces vives de Kamuronza, il s’agit simplement d’une population qui ne réclame que ses terres « irrégulièrement » incorporées dans le PNVi, elles rejettent ce pendant l’hypothèse selon la quelle l’ICCN les accuse « d’envahissement » du parc.
« A Nzulo, il s’agit des espaces des terres coutumières qui appartiennent à la population autochtone, d’une superficie de 1100 hectares, et dont la justice congolaise a reconnue à travers le jugement RC 20.070 in RH 10.04 rendu en faveur de la population par le Tribunal de Grande instance et qui est devenu inattaquable car ayant même passé à sa phase de son exécution. Et à Shopfe, il s’agit d’une colline coutumière appartenant à des familles des autochtones qui y pratiquent des activités agricoles depuis des générations, et où ICCN entraine des confusions autours des limites entre la colline et le PNVi. Depuis un certain temps, ICCN excelle dans sa stratégie de terreur en voulant influencé négativement les instances judiciaires qui, dans la situation de Nzulo et shopfe, procèdent à des actes des destructions méchantes des cultures, des arrestations et détentions illégales des familles sans défense.  » précise-t-elles.
Notons que c’est en début des années 1993, compte tenu de la situation d’une forte insécurité prévalant dans la région, que le Parc National de Virunga a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial en péril.


La gestion de ce dernier a été assurée dès 1925 par une structure créée spécialement à cette fin et qui, après avoir changé plusieurs fois de nom, est devenu depuis 1997 : l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) et la quelle assure jusqu’à présent la protection de la faune et la flore en RDC, mais depuis plusieurs années des conflits l’oppose toujours tentot avec des autochtones ou même avec des populations reveraines quand à ce qui concerne la démarcation des parcs.


Freddy Ruvunangiza

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