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Tazama RDC

RDC : Jean-Claude Katende appelle à un procès juste et équitable pour Denise Dusauchoy

RDC : Jean-Claude Katende appelle à un procès juste et équitable pour Denise Dusauchoy

À la suite de l’arrestation en Tanzanie de l’influenceuse et actrice politique Denise Mukendi Dusauchoy, le défenseur des droits de l’homme Jean-Claude Katende, président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), est monté au créneau. Tout en prenant acte de l’action de la justice, il exige le respect absolu des garanties constitutionnelles pour l’accusée.

Interpellée le 30 août 2026 à la suite d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités judiciaires de la République démocratique du Congo, Denise Dusauchoy est actuellement au cœur d’une procédure de coopération judiciaire internationale entre Kinshasa et Dodoma. Si le ministère de la Justice s’est félicité de cette interpellation, le monde de la société civile reste vigilant quant à la manière dont l’instruction sera menée.

Dans une déclaration empreinte de fermeté, Jean-Claude Katende a tracé les lignes rouges à ne pas franchir. Pour ce dernier, l’arrestation de Mme Dusauchoy ne doit en aucun cas donner lieu à des dérives extrajudiciaires ou à des règlements de comptes politiques.

« La justice doit faire son travail dans le respect des droits fondamentaux garantis par la constitution. Madame Dusauchoy doit bénéficier d’un procès juste et équitable », a insisté le président de l’ASADHO.

Cet appel résonne comme un rappel à l’ordre alors que le débat public s’enflamme sur les réseaux sociaux. La Constitution de la RDC consacre les principes intangibles des droits de la défense, qui s’appliquent à tout citoyen, peu importent les griefs qui lui sont reprochés ou la virulence de ses prises de position passées.

Le ministère congolais de la Justice a lui-même rappelé, dans un communiqué, que cette arrestation constitue un simple acte de procédure qui ne préjuge pas de la culpabilité de l’intéressée.

Néanmoins, pour Jean-Claude Katende, les autorités doivent joindre les actes à la parole en assurant à la détenue un accès sans entrave à ses avocats, des conditions de détention humaines et un traitement conforme aux standards internationaux.

Dans un pays où la justice cherche à regagner la confiance des citoyens en luttant contre l’impunité, le cas de Denise Dusauchoy fera figure de test. Pour les organisations des droits de l’homme, l’équité de ce procès sera le seul baromètre permettant de mesurer la maturité de l’État de droit en République démocratique du Congo.

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