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Tazama RDC

« Pas de blanchisserie pour les criminels » : Jean-Claude Katende s’oppose fermement à un dialogue avec l’AFC/M23

« Pas de blanchisserie pour les criminels » : Jean-Claude Katende s’oppose fermement à un dialogue avec l’AFC/M23

Le célèbre défenseur des droits de l’homme et président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Jean-Claude Katende, vient de taper du poing sur la table concernant les rumeurs et velléités de négociations politiques en République Démocratique du Congo.

Dans une déclaration percutante, l’activiste met en garde le gouvernement et la communauté internationale contre toute tentative d’amnistie déguisée sous forme de table ronde avec les mouvements rebelles.

Pour Jean-Claude Katende, accorder un dialogue à ceux qui ont choisi la voie des armes constitue un précédent extrêmement dangereux pour l’avenir de la nation. « Si le dialogue est envisagé comme une blanchisserie des personnes qui ont pris des armes pour prendre le pouvoir, en violation de la constitution, qui ont tué les Congolais, pillé notre pays, je vous garantis que dans les dix prochaines années, les mêmes personnes feront la même chose », prévient-il avec gravité.

L’analyse de l’activiste repose sur un constat historique implacable. Selon lui, les acteurs qui déstabilisent l’est du pays aujourd’hui sont les mêmes qui recyclent leurs ambitions à travers différentes structures depuis trois décennies.

Katende dresse un bilan chronologique sombre de l’instabilité congolaise, pointant du doigt la récurrence des mêmes figures et le rôle constant des puissances voisines.

« Ces acteurs ont successivement opéré sous les bannières de l’AFDL, du RCD, du CNDP, et se retrouvent aujourd’hui au sein de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) alliée au M23. De 1996 à 2026, soit une période de 30 ans, ces individus ont participé à plusieurs rébellions soutenues par le Rwanda contre la RDC. Ces guerres à répétition ont fauché la vie de millions de Congolais et ruiné le tissu économique du pays», a-t-il expliqué.

Face à ce qu’il qualifie « d’aventure », le président de l’ASADHO appelle à une prise de conscience collective et à une rupture définitive avec la politique des concessions.

Pour lui, le moment est venu pour le peuple congolais et ses dirigeants de faire un choix historique et courageux.« C’est aujourd’hui que nous devons nous déterminer pour mettre fin à cette aventure qui a fauché la vie de plusieurs Congolais et ruiné notre pays », conclut Jean-Claude Katende.

Ce message résonne comme un appel pressant à privilégier la justice, la traque des criminels et la fin de l’impunité plutôt que des compromis politiques qui n’ont, par le passé, fait que reporter les crises.

Azarias Mokonzi

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