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Tazama RDC

Enrôlements forcés et exécutions : Les récits glaçants des rescapés des camps de Rumangabo et Tshanzu

Enrôlements forcés et exécutions : Les récits glaçants des rescapés des camps de Rumangabo et Tshanzu

Dans un nouveau rapport publié ce mercredi 10 juin 2026, Human Rights Watch a accusé l’AFC-M23 et son parrain, le Rwanda, de graves violations des droits de l’homme dans l’est de la République démocratique du Congo.

Constitué de 87 pages et intitulé « La mort était partout », ce rapport décrit un récit empreint d’émotions et de supplices. Selon l’organisation, qui s’est basée sur les témoignages des victimes, les rebelles et les militaires rwandais ont, depuis l’occupation des zones qu’ils gouvernent, procédé à des arrestations arbitraires, des détentions illégales, des meurtres et des recrutements forcés.Le rapport pointe du doigt le traitement des détenus dans les camps de formation militaire à Tshanzu dans le territoire de Rutshuru et à Rumangabo.

« Le M23, soutenu par le Rwanda, gère des soi-disant camps de formation militaire dans l’est de la RD Congo, où les recrues ont été soumises à de mauvais traitements et à des actes de torture, aux effets parfois mortels. Les organismes régionaux et les gouvernements partenaires devraient faire pression sur les autorités rwandaises pour qu’elles mettent fin à ces graves abus, et veillent à ce que les responsables répondent de leurs actes », a déclaré Clémentine de Montjoye, chercheuse senior sur la région des Grands Lacs à Human Rights Watch.

Un témoin a relaté un cas déplorable : « Je n’étais qu’un étudiant, je n’avais jamais vu un cadavre auparavant. Ils m’ont fait enterrer des corps sept fois, nous les avons mis dans une grande fosse », rapporte HRW dans son document.

« Le recrutement forcé de civils, y compris d’enfants, fait partie d’un cycle d’abus qui dure depuis des décennies dans l’est de la RD Congo », a conclu Clémentine de Montjoye. « Les gouvernements préoccupés devraient souligner que les atrocités commises par le Rwanda et le M23 dans leurs camps d’entraînement nécessitent une action urgente pour y mettre fin, et que nul n’est hors de portée de la justice ».

Il ne s’agit pas du premier rapport de cette organisation documentant les abus et les graves violations commis par le M23 dans les zones sous son contrôle dans l’est de la RDC.

Azarias Mokonzi

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