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Tazama RDC

RDC/Guerre dans l’Est : Félix Tshisekedi sollicite l’appui de Poutine pour le retrait des troupes rwandaises

RDC/Guerre dans l’Est : Félix Tshisekedi sollicite l’appui de Poutine pour le retrait des troupes rwandaises

En marge du 3ᵉ Sommet Russie-Afrique organisé à Moscou, le président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a profité de son entretien bilatéral au Kremlin pour placer la Fédération de Russie face à ses responsabilités internationales.

Évoquant frontalement la guerre qui sévit dans la partie orientale du sol congolais, le chef de l’État a interpellé directement son homologue russe, Vladimir Poutine.

Félix Tshisekedi a formellement dénoncé le maintien du statu quo sécuritaire, rappelant à la Russie en sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU que le droit international demeure bafoué en RDC. Il s’est exprimé en ces termes clairs et sans équivoque :

« Il y a une résolution qui a été prise, la 2773, qui aujourd’hui demeure toujours inappliquée. Cette résolution demandait le retrait des forces étrangères, notamment les forces rwandaises qui occupent illégalement l’est de la République, certaines localités, la cessation des hostilités, le respect de l’intégrité territoriale et la restauration de l’autorité de l’État. Malheureusement, jusqu’à ce jour, rien de cela n’est fait. Nous comptons sur le soutien de votre pays pour cela. »

Adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité, la résolution 2773 pose des exigences claires pour le rétablissement de la paix : l’arrêt immédiat des combats menés par le M23 et le retrait inconditionnel des forces de défense rwandaises (RDF) du territoire congolais.

Pourtant, plus de dix-neuf mois après son adoption, Kinshasa déplore l’absence totale de progrès tangibles sur le terrain et la persistance de l’occupation étrangère.

En sollicitant fermement le soutien de Moscou, la RDC met à profit son statut de membre non permanent du Conseil de sécurité (2026-2027) pour exiger des grandes puissances une application stricte des sanctions internationales et des mécanismes de coercition à l’encontre de Kigali. Cette démarche s’intègre dans une stratégie globale où Félix Tshisekedi réaffirme que la diversification des partenaires ne signifie nullement « choisir un camp » géopolitique, mais bien privilégier la souveraineté nationale.

Parallèlement au volet sécuritaire, la délégation congolaise a également profité de cette tribune à Moscou pour aborder des dossiers d’ordre économique, notamment l’accès à l’énergie, les infrastructures de transport et la transformation locale des minerais strategiques.

Azarias Mokonzi

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