Passer au contenu principal

Tazama RDC

RDC : Martin Fayulu dénonce la détention de Prince Epenge et réclame la lumière sur la mort de Manassé Lomboto

RDC : Martin Fayulu dénonce la détention de Prince Epenge et réclame la lumière sur la mort de Manassé Lomboto

L’opposant politique Martin Fayulu, leader de la coalition Lamuka, a vivement dénoncé la détention de Prince Epenge, président de l’ADDCongo. Interpellé puis déféré devant le parquet près le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe, ce dernier fait l’objet de poursuites judiciaires que l’opposition qualifie de manœuvre politique visant à étouffer la vérité sur le décès suspect du militant Manassé Lomboto.

Prince Epenge, qui occupe également les fonctions de deuxième vice-président et porte-parole de Lamuka ainsi que de membre actif de la Coalition article 64 (C64), a été arrêté à l’aéroport international de Ndjili alors qu’il s’apprêtait à s’envoler pour Rome afin d’y rejoindre d’autres leaders de l’opposition.

Après avoir passé 48 heures en détention au sein des locaux du Conseil national de cybercriminalité (CNC), il a été transféré devant les instances judiciaires de la Gombe. Ses proches et ses avocats se sont insurgés contre les conditions de son arrestation, évoquant des méthodes brutales et dénonçant une violation manifeste de ses droits fondamentaux, notamment l’accès à son médecin alors qu’il souffre de problèmes de santé.

Les charges retenues contre le porte-parole de Lamuka, axées sur la « propagation de faux bruits », sont directement liées à ses prises de parole publiques concernant la mort de Manassé Lomboto, un cadre de son parti. Ce dernier a perdu la vie à la suite des violences éclatées le 15 septembre 2026 en marge d’une manifestation de l’opposition à Kinshasa.

La C64 et l’ADDCongo imputent directement cet assassinat à la « Force du progrès », une structure de jeunesse affiliée à l’UDPS, le parti présidentiel, qu’ils qualifient régulièrement de milice.

Face à ce qu’il considère comme un acharnement, Martin Fayulu s’est fendu d’une déclaration écrite pour exiger la transparence absolue :


« Je dénonce la détention de Prince EPENGE, président de l’ADDCongo, 2ᵉ vice-président et porte-parole de Lamuka, ainsi que membre de la C64, déféré devant le parquet près le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe après 48 heures de détention au Conseil national de cybercriminalité. J’exige le respect de ses droits fondamentaux. »

Le leader de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé) estime que Prince Epenge sert de bouc émissaire pour détourner l’attention des véritables coupables. Il exhorte la justice congolaise à traiter la plainte déposée par le collectif d’avocats de la C64 avec diligence, sans céder aux pressions politiques ou aux manœuvres dilatoires.

Pour l’opposition réunis au sein de la C64, l’urgence demeure l’ouverture d’une enquête indépendante et approfondie afin d’établir l’ensemble des responsabilités pénales individuelles, tant opérationnelles que hiérarchiques, pour faire éclater la vérité sur le drame du 15 septembre.

Azarias Mokonzi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *