« Même dans le rêve, je ne me vois pas dans le FRN » : Bahati Lukwebo dément son ralliement avec Kabila
Le Professeur Modeste Bahati Lukwebo, autorité morale de l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC), a vigoureusement démenti les rumeurs évoquant son ralliement au Front de résistance nationale (FRN). Face à la propagation de ces fausses informations, l’ancien président du Sénat a tenu à réaffirmer de manière catégorique sa fidélité à l’Union sacrée de la nation (USN), la coalition présidentielle qui soutient le chef de l’État Félix Tshisekedi.
Dans une déclaration publique empreinte d’indignation, Modeste Bahati Lukwebo a fustigé des manœuvres politiques visant à déstabiliser son action et celle de sa formation politique.
« Encore une cabale ! Les ennemis, les jaloux et les usurpateurs ne cessent de nuire aux innocents qui œuvrent jour et nuit pour la paix, la récupération des territoires occupés, la bonne gouvernance et la prospérité du peuple congolais. Même dans le rêve, je ne me vois pas dans le FRN. Je n’ai jamais cru à la victoire des armes. Je suis et je reste dans l’USN et attends le dialogue sincère et inclusif. »
Par ces mots, le leader de l’AFDC rejette formellement toute option militariste ou insurrectionnelle, rappelant qu’il demeure ancré dans les structures officielles de la République démocratique du Congo.
Cette mise au point s’inscrit dans la lignée des positions officielles déjà prises par son parti. L’AFDC avait en effet fermement condamné la création du FRN, structure associée à l’ancien président Joseph Kabila, en la qualifiant de « nouvelle forme de rébellion ».
Pour Modeste Bahati Lukwebo, le recours à la force armée ne constitue en aucun cas une réponse viable aux enjeux de la nation. Il dénonce les conséquences dramatiques de l’insécurité, notamment les pertes en vies humaines et la désolation des populations.
A cela s’ajoutent les déplacements massifs de citoyens fuyant les combats et la destruction systématique du tissu socio-économique et culturel du pays.
Le sénateur réitère que la résolution des crises politiques et sécuritaires en RDC passe impérativement par des voies pacifiques et démocratiques. Plutôt que les armes, il privilégie l’organisation du dialogue national inclusif préconisé par le président Félix Tshisekedi, processus pour lequel la mise en place du comité préparatoire reste attendue.
En réaffirmant sa loyauté à l’Union sacrée, Modeste Bahati Lukwebo entend clore définitivement cet épisode de désinformation et recentrer le débat sur la cohésion nationale et la défense de l’intégrité territoriale.
Azarias Mokonzi