Passer au contenu principal

Tazama RDC

RDC : « Tout sauf Kabila », le député Enock Nyamwisi mobilise contre le retour de l’ex-président par les armes

RDC : « Tout sauf Kabila », le député Enock Nyamwisi mobilise contre le retour de l’ex-président par les armes

Dans un contexte volatile marqué par de vives tensions politiques et sécuritaires, le député national Enock Batsotsi Nyamwisi a vigoureusement réagi à l’officialisation de l’engagement de Joseph Kabila au sein de la rébellion au Nord-Kivu. Dans un message sans équivoque publié sur son compte X, l’élu de Beni appelle la population à un sursaut patriotique pour barrer la route à tout retour au pouvoir de l’ancien chef de l’État.

Pour Enock Nyamwisi, la mémoire du combat démocratique en République Démocratique du Congo ne doit pas être occultée par la crise actuelle. Il rappelle avec gravité que le départ de Joseph Kabila en 2018 a été arraché au prix de lourds sacrifices humains.

« Après l’avoir combattu dans le sang de nos compagnons, nos frères et sœurs, il y a seulement 7 ans que l’ancien Président J. Kabila, contraint par le peuple, acceptait de quitter le pouvoir. Aujourd’hui, le fait qu’il veuille revenir au pouvoir devrait interpeller tout un chacun ayant combattu ce régime oppressif et éviter de développer le syndrome de Stockholm. », a-t-il déclaré.

Le parlementaire insiste sur le fait que cette prise de position relève du devoir civique et de la conscience nationale, plutôt que de son simple mandat politique : « Je ne le dis pas puisque je suis député national aujourd’hui. Tout sauf Kabila, tout sauf Kabila », a-t-il martelé.

Cette levée de boucliers intervient alors que la situation sécuritaire dans l’est du pays a franchi un nouveau palier critique. Après avoir nié pendant de longs mois tout lien avec les mouvements subversifs, Joseph Kabila a formellement pris la responsabilité d’engager la rébellion au Nord-Kivu en tant que président du mouvement.

Pour mener cette offensive contre les institutions de la République, l’ex-président s’est entouré de figures clés de la rébellion tel que : Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa, Sultani Makenga et le Dr Kaniki.

Pour justifier sa prise d’armes, Joseph Kabila avance sa volonté de renverser le régime actuel de Kinshasa afin de « restaurer la démocratie ». Un argument qui suscite une profonde indignation au sein de la classe politique et de la société civile, ses détracteurs lui rappelant son propre bilan mitigé et les dérives autoritaires qui ont jalonné ses 18 années de gouvernance à la tête du pays.

Alors que la province du Nord-Kivu subit déjà le joug de violences chroniques, cette structuration officielle de la rébellion autour de l’ancien chef de l’État accentue la polarisation du débat national et fait craindre une escalade militaire majeure dans la région.

Azarias Mokonzi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *