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Tazama RDC

RDC : Le Front Uni exige des poursuites à la CPI contre Kabila, Kagame et les chefs de l’AFC/M23

RDC : Le Front Uni exige des poursuites à la CPI contre Kabila, Kagame et les chefs de l’AFC/M23

La tension politique et judiciaire monte d’un cran autour de la crise en République démocratique du Congo. Dans une déclaration officielle rendue publique le 16 octobre 2026 à Bruxelles, le Front Uni pour la RDC, par la voix de son secrétaire général Me Sonny Kabeya Mukanya, a vigoureusement interpellé la communauté internationale sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

L’organisation politique demande avec insistance au Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) d’examiner en urgence la communication qu’elle a déposée le 16 septembre 2026.

Cette plainte vise nommément plusieurs acteurs clés de la scène politique et militaire régionale, notamment l’ancien président congolais Joseph Kabila, le président rwandais Paul Kagame, ainsi que les dirigeants de la coalition rebelle AFC/M23, Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa et Sultani Makenga.

Le Front Uni pour la RDC impute à ces personnalités de graves violations du droit international, qualifiées de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide. Le dossier déposé à La Haye fait état d’un modus operandi particulièrement lourd , massacres de civils et exécutions sommaires ; viols massifs et esclavage sexuel ; actes de torture, enlèvements et disparitions forcées ; déplacements forcés de populations et enrôlement d’enfants soldats.

« Exige une réaction internationale à la hauteur du drame congolais et l’examen, par le Bureau du Procureur de la CPI, de la communication déposée le 16 septembre 2026 par le Front Uni pour la RDC, mettant en cause Joseph Kabila, Paul Kagame, Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa et Sultani Makenga pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide: massacres de civils, exécutions sommaires, viols et esclavage sexuel, tortures, enlèvements, disparitions forcées, déplacements forcés et enrőlement d’enfants soldats. », lit-on dans ce communiqué.

Cette démarche judiciaire fait écho aux récentes évolutions sur le terrain. Le formation politique dénonce fermement la création du Front de libération nationale (FRN), une alliance politique orchestrée autour de Joseph Kabila et des cadres de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), bénéficiant, selon l’organisation, du soutien actif du régime de Kigali.

Parallèlement au dossier de l’Est, le communiqué réagit aux récentes perquisitions judiciaires menées en Belgique à la mi-octobre pour des soupçons de blanchiment. Le Front Uni fustige les dérives de certains médias ayant tenté d’associer ces opérations au président en fonction, Félix Tshisekedi, et à sa famille.

Face à ce qu’il qualifie d’« imputations mensongères ou diffamatoires », l’organisation politique annonce se réserver le droit d’exercer des recours judiciaires devant les cours et tribunaux belges pour préserver l’honneur de la famille présidentielle.

Enfin il appelle l’ensemble du peuple congolais, et plus particulièrement la communauté vivant au sein de la diaspora, à « rester vigilants et mobilisés contre les actions des ennemis de la RDC ».

Azarias Mokonzi

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