Passer au contenu principal

Tazama RDC

RDC : « Le sang des Congolais n’est pas un visa pour accéder au pouvoir », lance Josué Walay à Joseph Kabila

RDC : « Le sang des Congolais n’est pas un visa pour accéder au pouvoir », lance Josué Walay à Joseph Kabila

La création du Front pour la refondation de la nation (FRN), à l’initiative de l’ancien président Joseph Kabila, continue de susciter des réactions en République démocratique du Congo. Lors de sa récente intervention dans l’émission politique Kivu Na Biso, Josué Walay, militant du mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA) à Goma, a vivement critiqué la démarche de l’ancien chef de l’État.

Pour cet activiste, il est incompréhensible de voir celui qui a dirigé le pays pendant 18 ans se retrouver aujourd’hui, selon ses termes, dans le camp de ceux qui déstabilisent la RDC.

« Aujourd’hui, ce qui nous fait mal, c’est de voir notre ancien dirigeant devenir notre bourreau national et se liguer avec ceux qui ont déstabilisé le pays pendant plus de 30 ans. On se pose la question : pendant ses 18 ans de règne, était-il vraiment notre président ou était-il un acteur de ceux qui alimentaient la crise ? », s’est interrogé Josué Walay.

L’activiste s’est également indigné du lourd bilan humain des conflits armés à répétition dans l’est du pays. Il estime que les souffrances des populations congolaises ne doivent en aucun cas servir de moyen pour accéder au pouvoir.

« Ce qui me choque le plus, c’est le nombre de victimes de cette aventure, les personnes massacrées, les familles séparées, les enfants privés d’éducation. Joseph Kabila doit savoir que le Congo ne lui appartient pas. Le sang des Congolais, le sang de l’Est, n’est pas un visa pour avoir le pouvoir », a-t-il martelé.

Pour Josué Walay, l’ancien président doit répondre de ses choix devant l’histoire. Il considère que, plutôt que de contribuer à la consolidation de la paix, Joseph Kabila a choisi une voie qui, selon lui, accentue les souffrances des populations de l’Est de la RDC.

Richard Maliro

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *