Beni/J.I de la jeune fille : face aux violences sexuelles, Jeanne d’Arc Kavugho exige la « tolérance zéro » pour protéger les filles
À l’occasion de la Journée internationale de la jeune fille, Jeanne d’Arc Kavugho appelle les autorités congolaises à renforcer les mécanismes de protection des adolescentes contre les violences sexuelles, les mariages forcés et les mariages précoces. Cette militante des droits des femmes plaide également pour un meilleur accès des filles à l’éducation et pour la sanction des auteurs de violences.
Dans son message parvenu à Tazama RDC mercredi 14 octobre, cette jeune fille de Beni, au Nord-Kivu, rappelle que chaque jeune fille mérite de grandir dans un environnement sûr, d’accéder à l’éducation et de construire librement son avenir, sans subir de violences ni de discriminations.
« À toutes les jeunes filles, vous êtes précieuses, capables et pleines de potentiel. Ne laissez personne vous faire croire que vous êtes moins importantes ou que vos rêves sont impossibles », déclare Jeanne d’Arc Kavugho.
Engagée dans la lutte contre l’exploitation sexuelle, l’activiste estime que la protection des adolescentes doit constituer une priorité. Elle appelle ainsi à une politique de tolérance zéro face aux pratiques qui compromettent leur avenir et portent atteinte à leurs droits fondamentaux.
« L’heure est à la tolérance zéro face aux fléaux qui brisent des vies précocement, notamment les mariages forcés, les violences physiques et toutes les formes d’exploitation », insiste-t-elle.
Les filles davantage exposées dans les zones de conflit
Dans les régions de la République démocratique du Congo touchées par les conflits armés, la situation des jeunes filles suscite une inquiétude particulière. L’insécurité et les déplacements de populations accentuent leur vulnérabilité et les exposent à différents risques, notamment les violences sexuelles et l’exploitation.
Face à cette réalité, Jeanne d’Arc Kavugho interpelle directement les autorités congolaises sur la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention, de protection et de prise en charge des victimes.
Elle insiste également sur la lutte contre l’impunité, estimant que les auteurs de violences doivent répondre de leurs actes devant la justice.
« Nous appelons l’État congolais à renforcer la protection de la jeune fille et à ne pas laisser impunis les auteurs des abus, des violences sexuelles et des mariages précoces. C’est un combat qui doit être mené avec courage et abnégation. L’impunité ne peut plus être la règle face à ceux qui ciblent les plus vulnérables dans les zones de crise », souligne-t-elle.
L’éducation, un levier pour l’avenir
Au-delà de la sécurité, la militante met l’accent sur l’éducation et l’autonomisation des jeunes filles. Pour elle, leur offrir la possibilité d’apprendre, de développer leurs compétences et de participer pleinement à la vie sociale constitue un investissement essentiel pour l’avenir du pays.
Elle estime que chaque fille doit bénéficier des mêmes chances de réussite et pouvoir réaliser ses ambitions sans être freinée par les violences, les discriminations ou les contraintes sociales.
« Investir dans une fille, c’est investir dans l’avenir de toute une société », martèle-t-elle.
À travers cet appel lancé à l’occasion de la Journée internationale de la jeune fille, Jeanne d’Arc Kavugho invite ainsi les autorités, les familles et les communautés à unir leurs efforts pour garantir aux adolescentes un environnement protecteur, un accès équitable à l’éducation et le respect de leurs droits.