Est de la RDC : Exécutions, viols et recrutements forcés, Kinshasa dresse un lourd bilan contre l’AFC-M23
Des personnes estimées à plus de 300 ont été tuées lors d’exécutions par la coalition AFC-M23 à l’Est de la République démocratique du Congo. Le ministère de la Communication et Médias, qui livre ces chiffres, cite nommément le M23-AFC comme étant les auteurs de ces crimes odieux. Selon son communiqué de presse, loin de ces tueries, l’AFC-M23 se livre aussi à des tortures, viols, enlèvements et recrutements forcés.
« Pour les mois de juin et juillet 2026, plus de 300 personnes ont été tuées lors d’exécutions sommaires, de massacres et de bombardements, de centaines de cas de viols, plus de 300 cas de tortures, y compris contre des élèves, des centaines d’enlèvements et de recrutements forcés visant notamment la jeunesse congolaise à Tshanzu et Rumangabo », souligne-t-il.
Ces violences organisées contre des civils sont condamnées par le gouvernement de la RDC.
Kinshasa estime que ces crimes graves portent atteinte « à l’autorité coutumière, d’extorsions imposées aux acteurs éducatifs et sanitaires et d’actes de déstabilisation institutionnelle ».
Ici, la rébellion foule aux pieds les droits humains et le droit international humanitaire.
À la charge du M23-AFC, le gouvernement congolais indique avoir constaté avec regret l’ingérence de ce mouvement rebelle dans la gestion des revenus des établissements scolaires et sanitaires, où 17 % frappent les recettes trimestrielles de ces établissements.
« Les hôpitaux publics et privés ainsi que les taxes et impôts illicites, compromettant l’accès aux soins et à la protection des personnes vulnérables », indique-t-il.
Pour Kinshasa, ces actes constituent un sabotage aux efforts de négociation et retardent l’effectivité de l’accord de paix de Washington et de l’accord-cadre de Doha.
Le gouvernement congolais, qui présente ses condoléances aux familles victimes, réaffirme qu’aucun de ces crimes ne restera impuni et que les auteurs, coacteurs, commanditaires et complices répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes.
La rédaction