Nord-Kivu / Ituri : Le REDHO condamne fermement les attaques contre les équipes de la riposte Ebola et appelle à la conscience collective
Face à la recrudescence des actes de violence qui ciblent les agents de santé en pleine résurgence de la maladie à virus Ebola, le Réseau pour les Droits de l’Homme (REDHO) est sorti de son silence. Dans une déclaration officielle rendue publique le mardi 11 août 2026, l’organisation de défense des droits humains a vivement condamné les agressions répétées contre les structures sanitaires et les équipes de réponse, ainsi que la manipulation dangereuse des corps de victimes déclarées positives dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
La ville de Butembo et ses environs sont devenus le théâtre d’actes d’hostilité quotidiens qui paralysent les efforts d’éradication du virus.
« Plusieurs incidents d’agressions des agents et incendies de structures sanitaires sont enregistrés presque chaque jour en ville de Butembo. Quatre structures sanitaires ont été incendiées et plus de sept tentatives empêchées par la vigilance des services de sécurité et des personnes de bonne volonté », déplore l’organisation dans son communiqué.
Au-delà des dégâts matériels et des menaces physiques sur le personnel soignant, le REDHO s’inquiète des conséquences sanitaires désastreuses que cette situation engendre. La manipulation clandestine des corps des personnes décédées d’Ebola constitue un vecteur majeur de propagation communautaire, prolongeant inutilement l’épidémie dans la région.
L’organisation « regrette la résistance de certaines personnes liées à la base de cette criminalité, au risque de la persistance de la maladie dans la zone ».
Face à ce constat, le REDHO refuse la résignation et cible directement les acteurs locaux du changement. « Nous appelons la population et surtout les jeunes à la prise de conscience », a lancé la structure.
Alors que les services de sécurité et les citoyens vigilants multiplient les efforts pour déjouer de nouvelles attaques, le REDHO rappelle que la lutte contre Ebola ne pourra être gagnée sans une adhésion totale de la communauté. La violence contre les soignants ne fait que retarder le retour à la normale et fragiliser un système de santé déjà éprouvé par des années de crises humanitaires à l’est de la République Démocratique du Congo.