Sud-Kivu : 11 nouvelles fosses communes découvertes à Sange et Luvungi
Onze nouvelles fosses communes ont été découvertes dans les cités de Sange et Luvungi, situées dans le territoire d’Uvira au Sud-Kivu.
Cette révélation majeure, communiquée par les autorités judiciaires militaires à l’issue d’une mission d’enquête conjointe avec la 33e région militaire, vient alourdir le bilan des atrocités dans une région en proie à une crise sécuritaire profonde.
Sur place, les enquêteurs ont formellement identifié plusieurs sites d’inhumation collective et collecté des indices matériels cruciaux.
Ces éléments sont susceptibles de constituer des preuves de crimes graves commis contre les populations civiles. Face à la gravité des faits, la justice militaire est passée à l’action. « Des enquêtes judiciaires ont été ouvertes contre certains responsables de l’AFC/M23, notamment Bertrand Bisimwa et ses alliés, afin d’établir les responsabilités dans ces exactions », a annoncé le colonel-magistrat Kumbu Ngoma, auditeur militaire supérieur du Sud-Kivu.
Ces constatations de terrain doivent consolider les dossiers d’accusation contre les auteurs présumés de ces violences.
Au-delà des fosses communes d’Uvira, les investigations se déploient sur un autre dossier critique : le bombardement meurtrier survenu dans le territoire voisin de Fizi dans la nuit du 7 au 8 juillet. Cette attaque a coûté la vie à plus de cinquante personnes.
Les experts de l’Auditorat militaire travaillent activement à établir les circonstances exactes du drame; Identifier formellement les donneurs d’ordres et les exécutants et réunir les preuves juridiques requises pour de futures poursuites.
Cette découverte s’ajoute à une liste déjà longue de sites funéraires clandestins documentés ces derniers mois par les civils et les ONG locales dans la région d’Uvira. Avant la mise au jour des sites de Sange et Luvungi, au moins quatre autres fosses communes avaient été répertoriées.
Cette accumulation de preuves renforce la pression sur la justice pénale militaire pour obtenir des réponses et briser le cycle de l’impunité à l’Est de la République Démocratique du Congo.