Passer au contenu principal

Tazama RDC

Crise en RDC : Ignorée, Paris exige le respect de la résolution 2773

Crise en RDC : Ignorée, Paris exige le respect de la résolution 2773

Face à l’escalade continue des violences dans l’est de la République démocratique du Congo, la diplomatie française durcit le ton. Lors d’un débat public du Conseil de sécurité des Nations unies dédié au règlement pacifique des différends, Paris a ouvertement condamné l’offensive de la rébellion de l’AFC/M23 et pointé du doigt la responsabilité directe du Rwanda.

Sur le terrain, les hostilités font rage sur plusieurs fronts, opposant les forces gouvernementales (FARDC) aux rebelles coalisés de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et du M23. Cette détérioration sécuritaire asphyxie la région et jette des milliers de civils sur les routes.

Devant l’ONU, le représentant permanent adjoint et chargé d’affaires de la France, Jay Dharmadhikari, a qualifié la situation d’atteinte intolérable à la souveraineté nationale.

« La rébellion du M23 menace la sécurité des civils et viole la souveraineté et l’intégrité territoriale congolaises », a-t-il martelé avec gravité.

Auteur principal et porte-plume de la résolution 2773 du Conseil de sécurité, la France s’est agacée de voir ce texte rester lettre morte plus d’un an après son adoption. Paris exige désormais sa mise en œuvre immédiate et sans conditions à travers des obligations claires pour chaque camp : Pour le Rwanda, ,le retrait sans délai ses troupes du sol congolais et cesser tout soutien logistique ou militaire à l’AFC/M23. Et pour la RDC, la neutralisation définitive des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Au-delà du volet militaire, la France s’inquiète du drame humanitaire qui se joue à huis clos. Elle exige un accès sécurisé et sans entrave des ONG aux populations civiles bloquées par les combats.

Pour sortir de cette impasse de sang, Paris exhorte les belligérants à déposer les armes et à privilégier la voie politique. La France réaffirme ainsi son soutien total aux médiations internationales en cours, citant nommément les efforts conjoints des États-Unis, du Qatar et du Togo menés sous l’égide de l’Union africaine.

Reste à savoir si ce rappel à l’ordre international suffira à faire taire les armes sur le terrain.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *