Violences à Kinshasa : L’avertissement sévère de l’ONU au gouvernement
Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a fermement réagi aux violences qui ont émaillé la récente manifestation de l’opposition à Kinshasa. Face au bilan humain et à la répression, l’organisation internationale rappelle le gouvernement congolais à ses obligations démocratiques.
Les violences survenues lors du rassemblement de l’opposition le 12 juin dernier ont suscité une vive inquiétude au sommet des Nations unies. Le bilan fait état d’au moins un manifestant tué et de 38 autres blessés, parmi lesquels figurent quatre leaders de l’opposition.
Dans un communiqué officiel, Volker Türk a formellement rappelé les devoirs du pouvoir en place concernant la gestion des libertés publiques. Pour lui, le gouvernement de la République démocratique du Congo a l’obligation légale de faciliter les rassemblements pacifiques et d’assurer la protection des participants.
« Il est préoccupant qu’au moins un manifestant ait été tué et au moins 38 autres blessés lors de la manifestation du 12 juin, dont quatre dirigeants de l’opposition », a-t-il déploré.
À l’approche des échéances électorales, la position de l’ONU est sans équivoque. Volker Türk exhorte formellement les autorités congolaises à respecter et à garantir le plein exercice des libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique. Ce respect des droits fondamentaux constitue, selon le Haut-Commissaire, une condition indispensable à la tenue sereine des élections présidentielles et législatives prévues en 2028.