Répression musclée à Kinshasa : L’opposition face à la violence policière
La tension est montée d’un cran en République démocratique du Congo (RDC) lors d’une manifestation ce vendredi 12 Juin 2026 de l’opposition. Le sit-in prévu par les principaux leaders politiques pour dénoncer les dérives du pouvoir et l’urgence de la situation sécuritaire nationale a été brutalement étouffé par les forces de l’ordre.
Le rassemblement, qui devait être pacifique, a rapidement tourné à l’affrontement ouvert à la suite du déploiement massif de la police sur les lieux stratégiques de la capitale. Les images et témoignages de la scène font état d’une répression d’une rare intensité. Des opposants de premier plan, notamment Martin Fayulu et Jean-Marc Kabund, ont été pris à partie. Vêtements déchirés et maculés de sang, les deux personnalités politiques portaient les stigmates visibles de cette violente confrontation avec les unités anti-émeutes.
La brutalité de cette intervention a provoqué un tollé dans les rangs de l’opposition. Selon les rapports concordants, les leaders et de nombreux militants ont été tabassés, violentés et, pour certains, arrêtés sommairement et conduits dans les QG de la police.
Martin Fayulu a vivement déploré ce traitement, qualifiant les agissements des forces de sécurité de torture caractérisée à l’égard de ses pairs.
Cette nouvelle vague de répression met en lumière la fragilité du climat sociopolitique. Les analystes craignent que l’utilisation disproportionnée de la force contre des manifestations pacifiques ne vienne refermer l’espace démocratique et envenimer davantage les relations déjà conflictuelles entre le gouvernement et la coalition de l’opposition.
Les leaders politiques, malgré les blessures et les arrestations, maintiennent pour l’heure leurs exigences et promettent de ne pas plier face à ce qu’ils dénoncent comme étant une « tyrannie » institutionnalisée
Azarias Mokonzi