RDC-Est : Amnesty International alerte sur une vague « effroyable » de crimes de guerre des ADF
Alors que l’attention du gouvernement congolais et de la communauté internationale reste focalisée sur la crise de l’AFC-M23 et du Rwanda, les terroristes islamistes des Forces Démocratiques Alliées (ADF) accentuent leur terreur sur les populations civiles dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, selon un nouveau rapport d’Amnesty International rendu public ce mardi 05 mai 2026.
Le rapport détaille huit attaques majeures documentées, dont sept enregistrées en 2025, caractérisées par des tueries de masse, le recrutement forcé d’enfants et l’esclavage sexuel de femmes. « Je n’avais jamais vu autant de corps », témoigne un rescapé cité dans le rapport de 2026, mettant en lumière l’ampleur des crimes contre l’humanité perpétrés par ces assaillants.
Amnesty International révèle que les ADF profitent du détournement des ressources militaires congolaises mobilisées contre l’M23 pour intensifier leur terreur.
Les assaillants agissent avec un cœur de pierre, se déguisant parfois en civils pour tromper la vigilance des populations et des services de sécurité. « Les méthodes sont atroces : tueries à la manchette, à la hache et par balle, suivies d’enlèvements», note notre source.
Le rapport documente des cas où des otages, jugés trop faibles, ont été directement exécutés. Le rapport met en lumière la souffrance particulière des femmes et des jeunes filles. Amnesty a documenté au moins 7 victimes qui ont été contraintes à des mariages forcés dès l’âge de 12 ans, dont six sont tombées enceintes à la suite de viols répétés.
Face à ce que l’organisation qualifie de « crimes de guerre que le monde ne saurait continuer d’ignorer », Amnesty International appelle le gouvernement congolais et la communauté internationale à sortir de l’inertie. L’ONG insiste sur la nécessité de renforcer la protection des civils, la prise en charge des victimes et la lutte contre l’impunité.
Azarias Mokonzi